‹ La couronne des joursChapitre 7 sur 22 · JO · texte numérisé non relu

JO

L'Aube réveille un g^oùt de cendre et de pain frais ;

Au détour de la rue (d surprise divine !)

Uo pont démasque an brusque horizon de forêts.

Au fond du préûpice écume la Sarine, Et parmi les sapins, couronnant la paroi • Hérissée, on voit poindre un burg; en désarroi.

A M. Henri Beauclair.

Comme un conte de fée, elle m'est apparue Cette Berne où persiste un parfum d'autrefois. Chaque fontaine étale au milieu de la rue Une légende avec sa vieille image en bois.

Dame Justice en laisse à ses pieds tient les rois, Les ours à l'esercice imitent les recrues, Ici, Croquemilaine avale une chair crue, Là bas, Samson déchire un lion de ses doigts.

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Je vois de la terrasse uq chAteau à colonnes, Des forêts, l'Oberland que la nei^ couronne, £t l'Aor de la ville épousant le contour.

La Nuit qui vient remue une tristesse obscure; Une lampe au Friedau s'allume et, sur sa tour, Berthold de Zâhriu^eD frappe l'heure en armure.

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A M. Gailaoe Kahn.

Tout le luxe du moode afflue à cette enceinte ; Voici la g^nde rue aux magpasms profonds, Et, dominant la mer, avec son casque au front. Le Kursaal oi^eilleux de sa mauresque empreinte.

Loin des pauvres quartiers de pêche aux maisons peintes, I^ pla^e grouille et vibre, et j'aime, au sable blond, La ^amme des couleurs que les ombrelles font, Et l'air voluptueux porte un désir d'étreintes.

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De l'Hippodrome au parc de Marie- Henriette,

Tout prend, quand y descend la Nuit, un air de fête;

Un invisible orchestre éclate autour de nous.

Et, sur la di^e, au cadre illuminé des glaces, La reine de Saba traîne aux épaules lasses Un long ruissellement de fleurs et de bijoux.

LA CBANSON V

ARMES BELGES A M. Alcanter de Brahm.

Pays de la kermesse et des pipes précoces, Tes kiosques sont en proie aui orphéons publics. Coulez I schiedam, uitze), faro, gueuse lambic, La brosse de Téniers a consacré vos noces !

Tu nous rends en petits, â Bel^que, à ton los, Nos lanciers mordorés, nos grenadiers épiques. Nos ^ides lie-d&-vin, nos chasseurs où se pique \a. croisière à l'épaule épanouie en fioss,

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yfi i^ conKCnaiB du tauMB

ToD chant guerrier imite un air mil-huit-cent-trente. Qu'autrefois soupirait, sur la harpe mourante, Adélaïde au pavillou de ses aïeux.

Ton armée, au bonnet de policeea arrière.

D'un musée a tout l'air de quitter la poussière, Mais d'être sans usage elle n'en vaut que mieux.

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