‹ La couronne des joursChapitre 8 sur 22 · MIDDELKERKE · texte numérisé non relu

MIDDELKERKE

A M. Frédéric Pleui».

O tendre automoet lu errea i prisent sur les boulevards, et dcTaot les Ihtâtres, m«ia je t'aime surloot, palpitant aux inmièresdes bonliquea.

La solitade est revenue à cette plage, D'un tumulte de fête hier remplie en cor.

La pluia opiniâtre, avec son fin treillage, Couvre au loin l'estacade et le môle du port.

Chalets de bois vernis alignés sur le bord, Que je voudrais chez vous, ivre du vent qui passe, Vivre, avec roa fenêtre onverte sur l'espace, Devant l'horizon nu qu'étreint le flot du Nord !

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La mouette, au loin, rend sa plaintive musique, Le dallage est jonché du trépas des moustiques, Automne I tout s'émeut de toc premier frisson I

Et tandis qu'à l'hAtel sonne un départ de malles, L'écume, sous les coups de fouet de la rafale, Avec furie accourt du fond de l'horizon.

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GAND A M. Lionel des Rienx,

Pour qui ces boulevards et ces murs à colonnes, Ces fleurs que l'on élève avec le plus grand soin. Cette longue avenue où l'œil voyage au loin, Et revient inquiet de ne trouver personne ?

Charme dolent des lieux que la vie abandonne, Mais qui d'un long passé se dressent pour témoin!^, Voici l'ancienne halle et les quais où résonne Encorton souvenir héroïque, 6 Baudoin I

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Voici les poDts-Ievis du vieux chflteau des Comtes, Le promsQoir du monastère où l'herbe monte, Le rabot, le beffroi aonuant le couvre-feu.

Neuf heures I dans la rue ou a clos les boutiques, Sur la ville endormie Arteveld semble un dieu Qui commande au sommeil de son geste énergique.

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A M. Maurice Barrés.

Rubens noue à ton front sa verte renoinmée.

Citadelle à la fois, musée et port de mer, Ton ciel, où carillonne un étemel concert.

De l'usine et du rêve accueille la fumée.

Tes vitres rougeoyaient dans la brume allumées. Ta dentelle de pierre ondoyait à travers La pluie, avec ta Porte aux figures armées, Le premier soir oii je t'ai vue, ô riche Anvers 1

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LjI COtmONHE DBS I

Les ruelles du port, un besoin d'aventures Chaque nuit, les emplît de danses, de luxures, De cris, d'éclats de cuivre et de coups de couteaux,

Mais l'acre saoulerie aussitôt s'évapore

Quand, avec la mouette, au sommet des bateaux,

Sur l'Escaut balayé ton souffle pa^as, Aurore 1...

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