‹ La couronne littéraireChapitre 108 sur 108 · LES PARIAS · texte numérisé non relu

LES PARIAS

Il est sur ce rivage une race flétrie , Une race étrangère au sein de sa patrie; Sans abri protecteur, sans temple hospitalier. Abominable, impie, horrible au peuple entier: Les Parias; le jour à regret les éclaire,

a terre sur son sein les porte avec colère , Et Dieu les retrancha du reste des humains , Quand Tunivers créé s^échappa de ses mains.

L'Indien , sous les feux dW soleil sans nuage , Fuit la source limpide où se peint leur image ; Les doux fruits que leur main de Tarbre'a détachés, Ou que d^un souffle impur leur haleine a touchés. D'un seul de leurs regards a-t-fl reçu Fatteinte, n se plonge neuf fois dans les flots d'une eau sainte : Il dispose à son gré de leur sang odieux; Trop au-dessous des lois, leurs jours sont à ses yeux Comme ceux du reptile ou des monstres immondes . Que le limon du Gange enfante sous^ ses ondes.

GàSIMIH DELAYIGins.

(i) C«tte indienne.

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