‹ La couronne littéraireChapitre 26 sur 108 · LE FILS AFFLIGÉ · texte numérisé non relu

LE FILS AFFLIGÉ

Lieux fortunés qui me servîtes de bercèaal pins élancés ! ormes antiques , dont le feuillage épais ombragea les jeux naïfs de mon enfance! vallons peuplés d'oliviers toujours verts! coteaux embellis par des groupes de 6guiers touffus! je vous ai revus ^ mais hélas! en vous revojtant, il m'a fallu vous arroser de larmes. Ils ne sont plus les auteurs de mes jours y ces êtres chéris et respectables qui prodi-' guèrent à mon enfance les plus tendres soin^! Je n'ai pas eu la consolation de pouvoir leur prouver ma reconnaissance , et de les payer de leurs bieiifaits.

O ma mère] toi que je suivais autrefois ^ tantôt dans cette prairie tapissée de fleurs y tantôt dans ce verger chargé de fruits, que ne te dois^je pas? Tu prévenais tous mes désirs fumais aussi mon cœur sensible et aimant volait au-devant des tiens.

Jamais tes yeux n'eurent besoin de s'armer vis-àvis de moi de sévérité ^ ton empire était celui de la confiance et de l'amour. Tu désirais de me voir heureux.... Je l'étais! Tu désirais.... hélas!.... tous tes vœux sont remplis..., et tu n'es déjà pins !...

Ah ! que du moins ton souvenir me soit toujours présent ! Et puisse l'image de tes vertus me servir de guide sur la route périlleuse de la vie !

JjlVFFRET.

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