‹ La couronne littéraireChapitre 25 sur 108 · LE PARASITE CONGÉDIÉ · texte numérisé non relu

LE PARASITE CONGÉDIÉ

> Dv monde ayant mal fait Fétnde , Le dieralier 4e B*^ oontracta lliabitude ^

De dîner tous les jours dans b même maison , Chez d^honnétes bourgeois de moyenne fortune, A la table desquels sa visite importune, Au bout de quinze jours > devint hors de saison. On le lui fit sentir autant qu'il fut possible,

Sans cependant lui faire affront)

'Mais, conservant le même front, A tous les quolibets se montrant insensible.

Chez ces Amphitryons, seul ou devant témoins.

Notre homme n'en dfnait pas moins.

Suzon, tout à la fois honnête chambrière.

Et gouvernante et cuisinière , Lot disait cbaqoe jour^ avec son gros bpn sens : « Monsieur le chevalier , mes maîtres sont absentSr -^C'est égal, répondait Teniêté parasite^

A leur petit Fanfan je vais rendre visite

Et toi-même, Suzon, comment cela va-t-il?

fiein.'^pas trè»-mal, je crois... » Ou bien, adroit, subtil»

Et sachant braver tout scrupule,

U disait dans son vil caquet :

« Je vais daus le salon pso-ler au perroquet î » Ou bien : « Je vais régler ma montre à la pendule. »

Et la pauvre fille crédule, N'osant pas trop d^ailleurs brusquer le chevalier,

De^ur de se rendre blâmable.

Dans le salon feignait de l'oublier.

En attendant que l'on se mit à table.

Au maître, enfin, ce manège déplut j Il consigna l'intrigant à la porte.

Et sermonna SuzOn de telle sorte, Que, quand le lendemain le dineur accourut, Suzon, qui le guettait postée à sa fenêtre, Lui cria dans la rue , en le voyant paraître : « Monsieur le chevalier, retournez sur vos pas:

(ai )

Mes maltreS'Sont sortis, monsieur Fanfan sommeille, Le perroquet est moit, je me porte à merveille, £t la pendule ne Va pas I »

lE PERFIDE BANQUET D'HÉUOGABALE («;.

DÉFIONS-NOUS de la rose : nous croyons n'avoir à redouter que ses épines^ la fleur elle-même, caressante et cruelle à la fois , exhale avec ses doux parfums un invisible poison. Cest vous que j'en atteste, membres illustres d'un auguste sénat , vous qu'au milieu de la joie d'un festin , un tyran , dans un accès de frénésie , étouffa jadis sous un amas de roses. Livrés-sans défiance aux délices d'un banquet splendide^ ils épuisaient k l'envie des eoupes remplies d'un nectar écumant^ lorsque du plafond doré descend avec lenteur une légère pluie de roses , dont les suaves émanations embaument les convives. A ce spectacle inattendu, on s'étonne , on accueille avec transports d'allégresse ce raffinement de volupté^ et la troupe abusée s'empresse d'applaudir au prince el de fét^ mi si beau jour. Cependant la pluie redouble; les tables, les lits en sont inondés, et les convives respirent à peÎQç ^ous cette masse odorante. Ils reconnaissent alors la perfide scélératesse du tyran; m^is il est trop tard , plus de moyen d'échapper, un déluge de fleurs les engloutit tous, et les ensevelit dans un même tombeau. G. Dubos.

(0 HéLioGiiBÂirE , empereur des Romains^ vivait dans le 3« siècle après J.-C. Ce fut un monstre de cruauté et de débauche. Son vrai nom était Yarius Avitus Bassaitius; celui d^flj^roGABÂLC lui venait de ce qu^il avait été consacré au Soleil, dans la viUe d^jEmpse, en Asie. Ce prince mourut assassiné.

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