‹ La couronne littéraireChapitre 31 sur 108 · I4A PETITE MARGUERITE · texte numérisé non relu

I4A PETITE MARGUERITE

Toi| qui de Pinnocence As toute la fraicheoTy Délices de Tenfance, Dont ta semblés la scear, Marguerite fleurie, Honneur de nos vidions ^ Comme dans la prairie ^ Brille dans mes chansons.

Quand ta te renoatelles Au retour des zéphyrs, Combien tu me rappelles De touchimts souvenirs !

Heur aimable et champêtre.

Mes premières amours.

Que ne vois-je renaître Avec toi mes beaux joun!

Des mains de la nature Échappée au hasard, Tu fleuris sans culture, Et tu brilles sans art.

Telle qu^une bergère Oubliant ses appas , Sans apprêts tn sais plaire, Et ne Vea doutes pas.

Souvent la pastourelle, Loin de son jeune amant, Se dit :M'est-â fidèle?

Reviendra-t-il constant?...

Tremblante elle te cueille ; , Sous son doigt incertain, LWacle qui s^effeuUle Révèle son destin.

Ton sein, que la froidure Empêchait de s^oorrir, Lorsque le ciel s^épure, Aime à s'épanouir.

Ainsi Paimable enfance Qu'intimide un censeur , Aux jreux de Tindulgence - OuYre son jeune coeur.

Loin des prés solitaires

Étalant ses attraits^

Ta sœur dans nos parterres

Va briguer des succès :

L'éclat d'un yain suffrage

Flatte sa Tauité;

Mais un stérile hommage

Taut-ii l'obscurité?

Tel sonyent pour la ville Un jeune ambitieux Fuit le champêtre asile Qu'habitaient ses aïeux; L'insensé! pour partage, Aux pieds de la grandeur n trouve l'esdavage, En perdant le bonheur !

Crois-moi : jamais n'envie De plus brillants destins ; Fille de la prairie , Fuis toujours les jardiuf; Songe que Ton préfère »

Dans ses humbles atours, La naïve bergère Aux sultanes des oonrs.

HYMNE AU SOIJEIL.

Ro I da monde et do jour, gaerrier aux clieveiix d*or »

Qaelle main, te ooaYrant d^one armure enflammée ,

Abandonna Pespace à ton rapide essor.

Et traça dans Pazur ta route accoutumée?

Nul astre à tes côtés ne lève un front riyalj

lies filles de la nuit à ton édat pâlissent ;

lâ lune devant toi fuitd'on pas inégal «

Et ses rayons douteux dans les flots s'engloutissent

Sous les coups réunis de Page et des autans ,

Tombe du haut sapin la tête écheyelée;

Le mont même, le mont assailli par le tenqps ,

Du poids de ses débris écrase la vallée ;

Mais les siècles jaloux épargnent ta beauté ;

Un printemps éternel embellit ta jeunesse;

Tu t^empares des cieux en monarque indompté»

Et les voeux de Pamour t'accompagnent sans cesse. Quand la tempête éclate et m.ngit dans les airs , Quand les vents font rouler au milieu des éclairs Le char retentissant qui porte le tonnerre»

Tu parais, tu souris, tu consoles la terre.

Hélas! depuis long-temps tes rayons glorieux Ne viennent plus frapper ma débile paupière !

^ Je ne te verrai plus; soit que, dans ta carri&e, Ta verses sur ^ plaine un océan de feux ; Soit que, vers Poccident, le cortège des ombres Accompagne tes pas, ou que les vagues sombres T'enferment dans le sein d'une humide prison ! BfaiB , peut-être , 6 solefl \ tu n'as qu'une saison ^ Peut-être « succombant sous le fardeau des âges, , Un jour tu subiras notre commun destin ; Tu seras insensible à la voix du matin , Bt ta t'endormiras au milieu des nuages.

Baovr-Louiiav.

C3g) SUR LA MDSIQDE.

LonSQir'A travers lavienous errons malheoreax , plearant tout ce qaî fait chérir l'esisteiice , si qaelqae air que nous aimions aul jours de notre enfance TÎffltb frapper notre oreille, oh ! avec quelle ivresse nous recueillons les accords qui lëveilleat des pensées depuis long-temps assoupies, et qui raj^llent le sourire dans des yeax ternis par les pleurs!

Le souffle bienfesattt des chants entendus jadis dans des heures plus heureuses , est semblable au zéphyr qui glisse, en soupirant, sur des fleurs orientales imprégnées deparfams. La brise soupire encore quoique les fleurs soient fanées et sans vie ; ainsi, quand le rêve du plaisir est passé , son doux soavenir revit dans le s.ouffle de la musique! . O divine musique! le langage impuissant et faible se retire devant ta magie .' Pourquoi le sentiment parlerait-il jamais, ^uand tu peux seule exbalei toute ton ame? Les paroles séduisantes de l'amitié nous trooipent; les vœux de l'amour sont encore moins sincères; ah! il n'est que le doux accent de la musique qui paisse doucement consder, sani jamais trahir!

Traduction de Th. Moobe.

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