LE RÉVEIL
Avec des airs de reine en toilette de fête,
La lumière surgit des lointains azurés;
A franchir les coteaux, le clair soleil s’apprête, Les nuages joyeux grandissent, empourprés.
Pareil au voyageur qui de très loin arrive, Et baise, souriant, les amis d’autrefois,
Le matin radieux, à la terre naïve, Apporte son baiser de chaleur et d’émois.
Tout s’éveille et s’émeut. Au jardin que l’aurore A couvert de rayons, de splendeur et d’amour,
Au jardin qui sourit, se ranime et se dore,
Naît l’immense frisson de la vie et du jour.