‹ La course dans l'auroreChapitre 10 sur 39 · LE RÉVEIL · texte numérisé non relu

LE RÉVEIL

Avec des airs de reine en toilette de fête,

La lumière surgit des lointains azurés;

A franchir les coteaux, le clair soleil s’apprête, Les nuages joyeux grandissent, empourprés.

Pareil au voyageur qui de très loin arrive, Et baise, souriant, les amis d’autrefois,

Le matin radieux, à la terre naïve, Apporte son baiser de chaleur et d’émois.

Tout s’éveille et s’émeut. Au jardin que l’aurore A couvert de rayons, de splendeur et d’amour,

Au jardin qui sourit, se ranime et se dore,

Naît l’immense frisson de la vie et du jour.

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