‹ La course dans l'auroreChapitre 5 sur 39 · À MON CŒUR · texte numérisé non relu

À MON CŒUR

Vraiment, mon pauvre cœur, tu manques de sagesse, En palpitant ainsi pour un regard charmant.

Ne comprendras-tu pas enfin, cœur de faiblesse,

Que l’éternel ne peut tenir dans un moment?. . .

Il ne faut point te prendre à de si traîtres charmes, Et croire que ton mal ne guérira jamais.

Voyons, parle, mon cœur, tu sais toutes nos larmes Et ces moments passés où nous disions: "J’aimais”.

LA COURSE DANS l’aUROKE

Tu te plains, aujourd’hui, que l’amère souffrance, D’un coup d’aile, en passant, si jeune t’ait meurtri. Pourquoi blâmer la vie en ta désespérance ?... Demain, tu pleureras devant ton mal guéri.

Je le vois, ô petit, tu ne fus jamais sage,

Tu ne sauras jamais non plus ce que tu veux. Pourtant je t’aime ainsi, cœur souffrant, cœur d’orage Cœur toujours assoiffé, ô cœur impétueux.

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