‹ La Course depuis la Déclaration de ParisChapitre 15 sur 24 · MER ET · texte numérisé non relu

MER ET

à en reconnaître les principes et observer les prescriptions.

À la Chambre des communes anglaise et au Parlement italien, des questions furent de ce chef adressées ici le 23 avril à M. Visconti-Venosta (1); là le 21 avril à l’attorney général, sir Richard Webster, et au premier lord de la Trésorerie, M. Balfour, chargé de

l'intérim du Foreign office, en l'absence de lord Salisbury (2).

En Angleterre, « lattorney général dit que la Grande-Bretagne est liée actuellement par la Déclaration de Paris, mais sa situation ne peut pas être déterminée d'avance dans le cas d’un pays qui n’a pas souscrit à cette Déclaration. On ne peut pas dire positivement, en présence des traités signés par l'Espagne et les Etats-Unis, si en cas de guerre les marchandises britanniques transportées sur des navires américains et espagnols, ou les navires britanniques transportant les marchandises des belligérants, échapperont à toute entrave à moins qu'il ne s'agisse de contrebande de guerre; mais les déclarations des représentants américains et la conduite antérieure de l’Espagne font prévoir que la contrebande de guerre seule subira des entraves. Si la course étail autorisée, l'étendue des pouvoirs des corsaires dépendrait de l’idée que se

(4) Le Temps, 22 avril.

(2) Agence Havas, C. R. cité par Le Fur, op. cit., p. 158, note f.

font les belligérants du droit d'intervention à l'égard du commerce neutre. Tant que les belligérants n’auront pas, de nouveau, fait connaître leurs vues à cet égard, il est impossible d’arriver à un accord pour protéger contre toute détention ou tout retard les marchandises neutres transportées par des navires neutres. — M. Balfour dit que, bien que ni l’Espagne, ni les Etats-Unis n’aient adhéré à la Déclaration de Paris, les traités et les déclarations des deux pays montrent qu'ils donnent leur appui aux principes généraux de cette Déclaration. Nous avons reçu ce matin, ajoute-t-1l, l'assurance que les Etats-Unis adhèrent à ces principes ; nous attendons avec confiance des déclaralions analogues de la part de PEspagne. Aucune mesure spéciale ne peut être prise pour protéger les armateurs britanniques, dont les intérêts, d’ailleurs, ne sont pas plus menacés en cette circonstance que dans n'importe quelle autre guerre maritime. M. Balfour ne peut pas donner une définition complète de ce qui constitue la contrebande de guerre. Le charbon a été souvent déclaré tel, mais 1l n’est pas nécessairement dans toute circonstance contrebande de guerre. L’abrogation de la Déclaration de Paris pourrait être soit avantageuse, soil désavantageuse à la Grande- Bretagne belligérante, mais elle serait extrêmement désavantageuse à la Grande-Bretagne neutre.

En Italie: «M. Visconti-Venosta, répondant à une question de M. Fasce, dit que, lorsque le conflit hispa-

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