‹ La course du flambeau: pie?ce en quatre actesChapitre 25 sur 83 · Scène XV Sabine, Stangy, entrant par la gauche · texte numérisé non relu

Scène XV Sabine, Stangy, entrant par la gauche

ca^twiî. On m'apprend que vous venez me faire vos vous partez pour l'Amérique ?

Stangy. Oui, je pars.

Sabine. C'est sérieux?

Stangy. Très sérieux.

Sabine. Mais pourquoi ?

5 Stangy. II ne me restait qu'à retourner là-bas, du moment que vous n'acceptez pas d'être ma femme.

Sabine. Vous ai-je jamais durement repdussêr

Stangy. Oh ! non ! toujours avec une grâce légère ! . . . Dans les débuts, vous faisiez dévier nos entretiens vers 10 les souvenirs de l'époque où mes parents m'avaient envoyé faire mes études en France, et où les vôtres étaient mes correspondants. Cela vous servait à m'objecter qu'étant un si bon ami d'autrefois, je risquais de me méprendre aujourd'hui en croyant vous aimer d'amour. La dernière is fois que je vous ai interrogée, vous vous êtes défendue contre mes déclarations brûlantes, en m'invitant encore à réfléchir, sans rien me promettre. Tout sot que je sois, j'ai su comprendre, à la longue, que vous mettiez un soin aimable à m'évincer.

io Sabine. Vous avez compris cela ! . . ■ Avouez, en tout cas, que vous, me détestez à présent ! ... Si vous n'obéissiez à de lan'ame, vous n'auriez pas décidé, sans m'en informer, ce départ si brutal !

Stangy. J'ai cédé à un sentiment lâche. . . Songez que t$ j'avais cru m'absenter de chez moi pour un mois ou deux, le temps de refaire un peu connaissance avec Paris ! Vous ayant retrouvée veuve, libre, pleine de séductions, je vous ai tout de suite désirée, et j'ai tout de suite espéré devenir votre mari. Voici près d'un an que je vous solli- 30 cite, et que vous me faites souffrir. . .

Sabine. Mon cher Stangy I

Stangy. Chaque fois que j'ai menacé de 1

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