Scène V
Sabine, Mme Fontenais, entrant par le fond.
Sabine. Venez, maman, venez vous asseoir ici. Madame Fontenais. Ni ta fille, ni ton gendre ne sont là?
Sabine. Votre petite-fille et votre petit-gendre me lais- 5 sent le soin de faire le grand appel à votre générosité. Madame Fontenais. Ce n'est pas de moi, je suppose, qu'on attend trois cent mille francs.
Sabine. On ne vous demande là qu'une avance: le capital ne sera pas perdu; il sera placé.
10 Madame Fontenais. Dans de bonnes mains, si j'en juge par le résultat où en sont les affaires de Didier.
Sabine. Faites-les étudier par des personnes compétentes, en qui vous aurez foi. On ne vous sollicite de rien verser qu'à bon escient.
15 Madame Fontenais. Non ! ... Je n'entrerai pas dans cette voie, je ne me laisserai entraîner à aucun de ces examens au bout desquels il y a des mirages dont OD.de* vient dupe. C'est de la sorte que ton mari.ljadïsT'rïoiip a écouté près de cinq cent mille francs. . . Nous étions riches 30 d'un million et quart, quand, après trente-cinq ans de labeur, M. Fontenais se retira. Que me reste-t-il depuis que j'ai donné cent cinquante mille francs de dot à Marie- Jeanne ? . . . Quelque chose comme six cent cinq .te mille francs. C'est bien. Ce n'est pas trop. U* î5 juste ce qu'il faut pour que je vous fasse tous vr honorablement.
Sabine. Vous parlez de vie honorable 1 Voilà p * ment la question. Je dois vous dire que, quand