ACTE II, SCÈNE IV
je me dégoûterais de me sentir encore là, toujours dans ma peau!
Sabine. Quel parti prendriez-vous donc ? . . . Vous ne , répondez pas ? Vous me faites peur ! C 'est mal !
Didier. Pardon ! ma mère ! Je me suis emporté 5
au delà de ce que je devais dire.
Sabine. Non, Didier, c'est moi qui, en arrivant, vous ai mis en demeure de préciser votre situation. Elle m'est apparue maintenant dans toute son horreur. Je sais qu'il n'est plus seulement question de restaurer vos affaires et 10 de maintenir vos facilités de dépenses; je sais que c'est le moment de sauver l'existence même de votre foyer.. <■*" Pour cela, l'effort que vous réclamez, si gros qu'il soit, doit être accompli. Je m'y emploierai énergiquement.
Didier. Merci de vos bonnes paroles ! J'en avais 15 besoin. . . Avez-vous quelque indice sur les dispositions de Mme Fontenais?
Sabine. Elle n'a pas eu à se prononcer. Nous n'avons encgr e éçha agtf, Joutes deux, que des réflexions, des soupirs, des jérémiades. A 10
Didier. Si vous le voulez bien, quand elle va être ici, ne remettons pas l'heure de connaître sa volonté.
Sabine. Je préfère que maman n'ait pas l'impression que, vous et moi, nous soyons deux à nous soutenir en face d'elle, contre la tra^frfhjté de ses fonds. Je ne mets »s pas sa bonté en doute. Majs ^; me, précaution ne envers ce qu'elle aurait parfois d*omDràgeuK,*'pe ut-être, dans le caractère. Laissez-moi donc intervenir seule.
Didier. Parfaitement. Je n^en vais. Ma présence est, d'ailleurs, nécessaire à îlusirieT ""(Je remets entre vos 30 non sort et le repos de Marie- Jeanne. (Il sort •orte de droite.)
LA COtIRSE DU FLAMBEAU