ACTE m, SCÈNE V
quitter ces murs amis par qui, toute coupable que je puisse être, je me sentai&jjrotégée, comprenez donc qu'à ce moment-là je aëtaïïwsl ! J'ai cherché le cordial qui affermit ma volonté, ma voix, mon geste. J'étais persuadée de réussir, si je ne tremblais pas, si je ne balbutiais poinU 5 Pour chauffer à blanc mon courage^Tajallumé, j'ai at- < tisé celui de Marie-Jeanne^ En la galvanisanfcjEir" tirant de ses yeux une étSceflede foi et dejoie, je sffailaù besoin de m'électriser par elle d'une 'ina4ce l ^hi ne fût plus capable de reculer. - ro
Maravon. Et maintenant, après lui avoir donné de vaines espérances, à une heure où ses sensibilités commandent des ménagements exceptionnels, vous allez l'en précipiter ? . . . dangereusement ! . . .
Sabine. Ah ! vous voyez bien que je retarde l'affreux 15
instant de reparaître devant elle ! Il faut à tout prix
que je prolonge son état d'illusion et celui de votre fils, dont la droiture ou la tristesse protesterait peut-être, si je ne l'abusais également. Mes mensonges le berceront sans lui nuire. Veuillez donc bien ne pas me démentir auprès 30 de lui.
Masavon. J'ai votre secret, comme un confesseur:,^/
Sabine. Oh ! oui, je vais mentir, mentir lpermimentl<3 Mais hors de votre présence, qui me glacerait pour inventer et débiter des histoires dont vous sauriez le néant. . . 25 N'entrez pas chez Marie- Jeanne avec moi. . . Et même si elle se sentait assez bien, elle pourrait venir ici d'un moment à l'autre. Je vous demande instamment de vous en aller. . .
Makavon. Permettez-moi d'attendre seulement le ré- 30 sultat de la visite du wté.'rîcin.
Sabine. Comn-*a*r il est là? Je suis rentrée avec
ma clef. Je n'ai vu que vous, qui ne m'en avez riei dit!
Maravon. J'ai eu de quoi perdre le fil de mes idées.