‹ La course du flambeau: pie?ce en quatre actesChapitre 64 sur 83 · ACTE m, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE XI

Sabine, Didier, Marie-Jeanne

Didier, allant au-devant de sa femme. Attends-moi !

Tu es si faible !

Marie-Jeanne, à Sabine. Mère, vous avez les cent mille francs pour Didier ?

Sabine. Assieds-toi là !.. . Étends-toi. . . S

Marie- Jeanne. Vous avez les cent mille francs?

Sabine. Je t'avais dit seulement que la somme m'était annoncée. . .

Marie- Jeanne. Par M. Stangy?

Sabine. Sans doute. . . Mais elle n'est pas encore ar- 10 rivée. . .

Marte-Jeanne, avec un geste éperdu. Oh !

Sabine. Ça ne veut pas dire qu'elle n'arrivera pas. . . C'est un retard. . .

Marie-Jeanne. Voici l'heure où nos créanciers vont 15 se réunir. Comment traiteront-ils ce malheureux, s'il ne leur apporte rien?

Didier. Pardon ! Si je leur apporte la nouvelle d'un règlement très prochain, cela peut suffire pour qu'ils me signent aujourd'hui l'acte de ma délivrance. Qu'est-ce ao que ça leur fera, puisque ce traité serait nul et déchiré si je ne l'exécutais pas à la date dont nous serions convenus?

Sabine, à Marie-Jeanne. Tu entends? Ton mari ne nonte pas comme toi. Il est plus compétent que nous 25 les propres affaires.

tes. " -tefois besoin que vous me précisiez un m ïus avez de me promettre le subside.

Sabine. Évidemment. . . Parfaitement. . .

Marie- Jeanne. La lettre que vous avez reçue de M. Stangy est-elle si confidentielle que vous n'en puissiez donner communication à Didier?

s Sabine. Je n'ai eu qu'une dépêche. . . que j'ai laissée chez ces messieurs de la banque, où elle m'a servi à me présenter. . . Voyons, n^carquille pas les yeux: c'est une banque que tout le monde connaît, c'est. . . le Crédit Lyonnais. (.4 Didier.) Vous savez bien que j'ai couru

10 dehors assez longtemps, ce matin? (A Marie-Jeanne.)

Tiens, mon chapeau, mes gants sont encore là ! Tandis

que tu étais malade, que le retour du médecin était imminent, quelle raison au rais- je eue de m 'absenter, si ça n'avait été pour en finir avec ce qui t'absorbe? . . . Quand

is je suis sortie, je te le jure, j'étais fondée à croire que je rentrerais avec le butin que je t'avais promis, oui, pela, je te le jure sur ta vie ! ... La dépêche me prévenait qu'un compte m'était ouvert. Mais par un contre-temps, la * banque, elle, n'avait pas encore l'avis de son correspondant.

jo Toutefois, on y connaît bien le nom de Stangy. La preuve, c'est qu'on m'y a dit que toutes ses affaires pour l'Europe passaient là, et que c'était fréquent qu'un télégramme de lui parvint un peu trop tôt. . . J'ai laissé mon adresse. On m'avertira dès que les choses seront en ordre. . . Je ne

îs peux tout de même rien vous raconter de plus ! Qu'exigezvous encore?

Didier. Oh ! je me déclare satisfait. Vous pensez bien j que nous ne mettons pas votre parole en doute. Sabine, à Didier. Par conséquent, partez tranqi

30 Moi, je suivrai, pas à pas, la marche de la question. Marie-Jeanne.) Et tu en seras, chaqi tre

dans mon courrier. . .

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