‹ La course du flambeau: pie?ce en quatre actesChapitre 65 sur 83 · ACTE m, SCÈNE xi · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE xi

Marie- Jeanne. Comment?. . . Vous ne viendrez pas avec moi?

Sabine. Ta grand'mère me retient.

Marie- Jeanne. Ne me faites pas cela ! Ne me privez pas de la douceur que vous soyez là. Vous savez bien ; i redeviens votre toute petite, dès que j'ai un

Sabine. Supposes-tu que, si j'étais libre, mon plus, ardent désir ne serait pas de t'accompagner ? Mais c'est à elle que maman m'impose de tenir compagnie ! 10

Marie-Jeanne. Pourquoi ne pas l'emmener?

Sabine. Oh ! non ! c'est impossible !

Marie- Jeanne. C'est encore plus impossible que vous vous sépariez de moi ! Tenez, petite mère, tâtez mes mains: rien que d'être contrariée, à l'idée seulement de i$ ne pas vous ayoir près de moi, sentez-vous comme elles sont enti&8fr-~*>&-^

Sabine. Au nom du ciel, Marie- Jeanne, ne sois pas si sensible 1 Tu me ferais perdre la raison !

Marie-Jeanne. Emmenez grand'mère. C'est la façon 20 d'arranger toute chose.

Sabine. Non ! non ! N'insiste pas. , ,- ■

Didier, à Sabine. L'heure de ma corivocatîon me

presse Quelle écheanc£rpuis-je prendre avec mes

créanciers? . . . Faut-il leur dire un mois? *S

Sabine. Oh ! pas si vite ! . . . Donnez-yousrdus de latitude ! Que la question de paiement ne talonne point ma fdfc pendant sa cure 1

DIDIER. Soit ! ... Je vais demander trois mois. . . Et vous, n'est-ce pas? qui vous chargez que je sois 30 en mesure.

SE. Naturellement. . . Certainement. . .

Didier./ Sinon, je m'exposerais à êtte 7 i . .té en ^auteur, ayant abusé du droit de S&uïér. On me [rïsNnïs^ncwde?" Oit me* couperait peut-être, à tout jamais, la route de ma réhabilitation. 5 Sabine, troublée. Ah?

Marie- Jeanne. Oh I maintenant que je considère Didier comme tiré des griffes de ces méchants, s'il y devait retomber, j'en mourrais !

Sabine, avec angoisse. Veux-tu ne pas prononcer des 10 mots pareils!

Didier. L'engagement que je vais prendre est donc pour moi d'une gravité suprême. Si vous aviez l'ombre d'une incertitude, il ne faudrait pas me laisser m'engager à fond. (Silence de Sabine.) 15 Marie-Jeanne, se redressant, oppressée. Mère, vous ne répondez pas?

Sabine. Mais si !.. . Ne monte pas sur tes grands chevaux ! . . . C'est le ton de Didier, tu comprends, qui m'a un peu interloquée. . .

k> Marie- Jeanne, retombant en faiblesse. Ah !

Sabine, gSoléfa. Allons ! bon Dieu ! Ne recommence pas à tetpamerT. . . Là ! là ! où sont les sels ! . . . Respire ! mon enfant ! . . . Respire ! 04 Didier) Regardez que, pour un rien, elle a repris sa pâleur de trépassée ! . . . as D me semble que je la vois morte ! Ah 1 non ! tu ne mourras pas ! Toute la terre périrait plutôt avant que je

te laisse mourir!.., Marie- Jeanne, m'entends-tu?... Elle a ouvert les yeux. . . Ma fille chérie, écoute ce que je dis à Didier. C4 celui-ci.) 1 Allez, mon ami, accomplis 30 hardiment la dématrche qui ravivera ce pauvre petit cor . Je prends sur moi toutes les responsabilités du pacte vous allez signer. Autant qu'il est au pouvoir nui

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