ACTE IV, SCÈNE D
Sabot Non. . . Je ne sais pas I
Stang iprès nos adieux, je me suis marié en
Louisiani cousine que, paralt-U, j'y avais: brave
créature, simple, ignorante, sauvage. . Je m'imaginais que je ne bougerais plus jamais de cette terre de refuge s où je revenais employer mes forces d'homme qui, ayant perdu son idéal, obéissant à un instinct d'activité animale, labourera, creusera, aura une compagne, sèmera une descendance ! . . . Mais je n'ai pas réussi à devenir tout à fait la brute que je concevais. . . Il y a plus de deux années, 10 j'ai eu un enfant. Il y a trois mois, mon enfant est mort. Il a étouffe en tendant vers moi ses tout petits bras. Ce geste d'innocence suppliante et crédule, je le vois toujours comme un remords d'avoir été impuissant à l'exaucer. Depuis lors, ma femme n'a pas voulu rentrer sous le 15 toit maudit, et, moi-même, je ne m'y suis plus supporté. Nous nous sommes exilés. . . Jadis, pourtant, j'avais assisté, dans le même lieu, à l'agonie de ma mère, puis à celle de mon père; et mes habitudes avaient su reprendre leur cours à chaque retour du cimetière. Je les aimais 20 bien tous deux, néanmoins, comme les honnêtes gens aiment leurs parents, comme vous aimez votre mère. . .
Sabine. Oui.
Stangy. Comment ai-je été ainsi^brisé, anéanti, par la disparition de ce petit être, qui Bégayait encore, avec 25 lequel je ne pouvais avoir déjà ni souvenirs communs, ni échange de pensées, ni rien d'autre que de le sentir issu de moi? ^Quelle misère! C eux qui ^ pawjnt donné ja vie. Ç>» t don c - à ppiT* =j nous, nffl^trBtniirnnn'î jy wmd, dernère notre dos Ja mort Jes'3an!cûeT»iai5 quand, en 3^ avant de nous, c'est ni qu'elle vient prendre, îj
c'est-à-dire notre proj -la création person- [I
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■ nelle dans laquelle nous nous mirons, alors notre é ' ne se console plusjj ]■
Sabine. Mon ami, je vous plains de toifi mon cœur de mère, avec tout ce qu'il y a en moi de tendresse de 5 femme, avec tout ce que j'ai eu d'amour!
Stangy. Le destin n'aurait-il pas été plus clément s'il m'avait fait adhérer à votre lettre, par une lettre de très loin, et s'il nous avait épargné cette entrevue, où la dissimulation ne me fut pas permise?
10 Sabine. Non ! Ne regrettez pas cet instant. Depuis quatre années, mes tristesses avaient souvent médité que je sortirais de ce monde sans vous revoir. Je vous ai revu, une dernière fois. C'est plus que je n'ai mérité en venant ici. (Didier se montre au seuil du chalet.) Voici tj mon gendre. Je vais vous laisser avec lui, pendant que j'irai m'assurer des places de départ pour le jour pro-