Scène V Stangy, Didiek, Makie-Jeanne
Marie- Jeanne, avec élan. Monsieur Stangy! Vous nous avez rejoints ! Oh ! je voudrais savoir vous dire ! . . . 10
Stangy. C'est bon, mon enfant, c'est bon ! Ne vous agitez pas. Reposez-vous. . . J'ai appris à traiter les malades de votre espèce en soignant ma femme.
Mahie-Jeanne. Vous êtes marié. . . Ah !
Didier, à Marie-Jeanne. M. Stangy était assez bien- 15 veillant pouiisi>ccuper, à présent, de ce que je vais pou-
Stangy. Je manque de compétence sur les combinaiao qui se présenteraient, pour vous, à Paris ou en France. Je m'entends qu'aux affaires de chez moi. . . Avez-vous J ° q [ues notions d'anglais ?
e-Jeanne. Il le parle admirablement, ï, à Didier. Une idée, tout à l'heure, m'avait l'esprit; mais, en la, fouillant, j'éprouve quelque
'. petite personne s'acclimate» au isé à vous offrir uneSlraftfioïrquv'vous ravOraita elle ?
scrupule à vous la soumettre. Comme je n'envisage pas d'envoyer cette fragile petite personne s'acclimaJ Tropique, suis-je autorisé à pour un certain temps, vous i S Marie-Jeanne. Si vous avez en vue une position avantageuse pour Didier, si vous avez un moyen de lui rendre la confiance en son travail, la foi dans la réussite et toute cette fière ardeur qui était ma joie, ah ! monsieur, parlez sans hésitation !
iq Stangy. Alors, voici: j'ignore quand je retrouverai du goût à retourner au centre de mes entreprises. Elles sont organisées de telle sorte qu'elles marchent actuellement sans moi, avec des contremaîtres, des régisseurs, un intendant. Mais je suis avisé qu'il me manque par-dessus
15 tout, là-bas, un homme qui joindrait à des capacités techniques la plus attentive probité: tel que vous m'êtes recommandé par Mme Revel, j'ai pensé à vous.
Didier. Monsieur, je reconnais profondément l'excellence de votre intention. Je sais aussi que, toute chance
20 de relèvement, je dois m'empresser de la saisir. Mais, lorsqu'il est question de quitter ma femme, vous comprendrez, vous excuserez. . . ÇQi
Stangy. Si c'est cependant la fortune qui vient à vous, pour que vous l'ayez dans un laps de temps assez court,
25 ne sauriez-vous, l'un et l'autre, avoir une abnégation semblable à celle des ménages de marins? . . . D'ailleurs, après un premier semestre, il vous serait loisible de revenir en vacances, d'interrompre ainsi votre veuvage passager. L'an prochain, j'irais sans doute vous relayer
30 à votre poste. Et puis, après, vous verriez ! . . . **-■- ~ chère femme pourrait sans doute, impunément, se à vous faire des visites, plus ou moins longues, de