MO^'SIEUR COQUARD, SUZON
SuZON.
Hélas!
Monsieur Coquapd {prenant du tabac).
Heureusement j'ai su la ménager , Et je m'en apfjlaudis maintenant pour ciianger.
Suzorr.
Oui, prenez du tabac.
Monsieur Coquakd,.
Qu'y trouvez-vous de rare ?
SUZON
Je m'étonne pour vous comme tout se pre'oare.
Monsieur Coquard.
Que s'est-il donc passé? que dit-on de nouveau? StJzoN {d'un ton railleur).
De vous a votre noce , obtiendrai-je un cadeau ? Serez-vous généreux ?
Monsieur Coquard.
La demande est hardie.
SuzoN.
Pas trop pourtant.
Monsieur Coquard.
Si fait, puisqu'on vous congédie, SuzoN.
Je n'attendais pas moins de votre honnêteté; Moi, je veux vous prouver ma libéralité.
Monsieur Coquard. . r^'.\
Terminons, s'il vous plaît.
SuzoN.
J'ai là certaine lettre Qu'un de vos bons amis m'a dit de vous remellre.
Monsieur Coquard.
A quel but?
SuZON.
Je ne sais.
Monsieur Coquard.
Pourquoi vous en charger?
Une faillite cncor, un retard pour changer. '-"^
SuzoN.
Ah ! que non.
Monsieur Coquard { ouvrant la lettre ). Point de seing ? »
■ {Illù).
« Votre aspect n'importune « De deux choses, Monsieur, il faut en choisir une. « Ou vous baille avec moi »
Quel est l'audacieux ?....
SUZON
Aiihur. -,3
Monsieur Coquard {avec mépris). i/^
Ah!
SUZON
Poursuivez : -r i-iilq •♦!•
Monsieur Coquard {lisant).
« Ou si vous aimez mieux « Renoncer à la main d'Ursule. »
Quoi f friponne, Vous osez m'apporter.,..
SUZON
Je fais ce qu'on m'ordonne.
Monsieur Coquard. Î îniiD
Petit crâne ! qn saura vous mettre à la raison.
SuZON.
Lisez jusqu'à la fin.
Monsieur Coquard ( lisant ).
« Répondez à Suzon. »
( Après un silence ). ^ •j:::ieia sQ
Qu'il vienne.
SuzoN ( regardant au fond ).
Par ma foi....
Monsieur Coquard. ^
Qu'avez-vous ?
•"^^^■'■■- Suzon.
C'est lui-même.
Monsieur Coquard.
Quoi ? deià ! demeurez. , , •
Suzon.
Ma frayeur est extrême, „ r
Le combat entre vous, Monsieur, va s engager. Je me sauve, agissez en biave pour changer.
( Elle sort vite en riant ). ''"*