‹ La couvée, comédie en trois actesChapitre 22 sur 41 · G4 LA COUVÉE · texte numérisé non relu

G4 LA COUVÉE

FIFINE

Il n'a rien dit.

MADAME GRAINDOn

Vrai ï

FIFINE

Rien. Il est mignon tout plein.

* Si VOUS aviez vu comme elle en avait envie. Et cette petite bête, on aurait dit qu'elle comprenait, il lui faisait des caresses à n'en plus finir.

FIFINE

En pleurant... Et en faisant comme ça, avec ses petites papattes...

MADAME GRAINDOR

Je n'ai pas su résister... et je crois qu'à ma place, vous auriez cédé comme moi. Seulement nous avions bien peur, 'toutes les deux, n'est-cG pas, Fi fine?

FIFINE

Oh! oui... moi, le cœur me battait, en ouvrant la porte.

MADAME GRAINDOR

Et si je suis montée aussi vite, c'est pour èiro certaine tout de suite que vous ne me garderez pas rancune.

ANDRÉ

Fifine est si contente.

LA COUVÉE eu

îiAnAME GRATXDOR, allant s'asseoir sur le fauteuil tout à fait à droite.

Alors, si vous ne m'en voulez pas, ouvrez.

ANDPÉ, obéissant.

Des cigares... Quatre boites de vingt-cinq... Oh!... bonne maman...

MADAME GRAINDOR

Et quels cigares, s'il vous plaît?

Des exquisitos... à quatre-vingts centime::.

MADAME GRAINDOR

Parfaitement.

ANDRÉ

Mais vous faites des folies, bonne maman .. C'est trop... Comment avez-vous eu l'idée?...

MADAME GRAINDOR

Vous ne vous rappelez pas ?

ANDRÉ

Non.

FiFiNE, près de sa mère.

Hier... Après diner...

ANDRÉ

Ah ! le cigare qu'on m'avait donné,.»

FIFINE

Et que tu as trouvé si bon !...

MADAME GRAINDOR

Vous avez dit : « Sapristi, je m'y i';il)iinc'i-ai3 bien à ces cigares-là. »

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