SCÈNE II Les Mêmes, FIFINE, AUGUSTE
AUGUSTE, à sa sœur.
Je ne sais comment me tirer de là... Je n'ai plus de volonté... Je crois bien que je vais m'en aller avec elle.
i ' fifi;ne
Ne fais pas cela...
AUGUSTE
Alors, il faut que je prenne un parti. (Fifine
descend et s'assied à la table. Auguste prend son journal sur la cheminée el va le lire au fond.)
MADAME GHAINDOR
Sois gai. Tâche de la distraire.
GRAI.NDOK
Oui. [Chantonnant, mais <ns/e.) Ta ra ra boum di liay ! Ta ra ra boum di hay !
MADAME GRAINDOR
Viens là, voyons, Fifine... Tu te mets à une lieue. [File lui approche une chaise entre eux deux. Au moment où, Fifine va s'asseoir.) Attends! Attends ! [File lui glisse un coussin sous les pieds.) Là ! Tu es bien ?
FIFINE
Tu n"as rien dit de mes œufs à la neige. Est-ce qu'ils n'étaient pas bons ?
FIFINE
Si.
MADAME GRAINDOR
C'est moi qui les ai faits... pour toi.
FIFINE
Tu es bien gentille, merci.
MADAME GRAINDOR, à son m^ri.
Nous avions un bon petit déjeuner, hein?
GRAINDOR
Oui. Mais pourquoi ne nous donnes-tu plus de
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rùli de veau ? Je commençais à m'y faiie. i^.iy(-«rfiiiPiil (II' Fi fine.)
MADAME GUAINDOR, à son mari, lias.
Que tu es bête !
GRAINDOR
Moi ? (Fifinp ne lève et retourne à la Lahl' )
MADAME GRAINDOR
Où vas tu?
.le suis mieux la.
GRAINDOR
Tarara boum di hay!... Eli ! Auguste! {Se retournant.) Eh bien, toi !... Esl-ce que tu ne pourrais pas causer un peu, distraire ta sœur, plutôt que de rester là-bas à lire ton journal?
FIFINE
Mais je n'ai pas besoin qu'on cherche à me distraire... Je ne sais pas ce que vous avez après moi.. Je n'ai aucune raison d'être triste... Je ne suis pas triste du tout, pas du tout {Elle ne peut .SI' retenir de pleurer silencieusement. Elle essuie une larme en cachette.)
MADAME GRAINDOR
Nous le savons bien, que tu n'es pas triste.
GRAINDOR
Parbleu !
MADAME GRAINDOR, allant à la cheminée et sonnant. Attends... Je suis quelque chose qui va la l'aire
riro. {La bonne paraît. Madame Graindor va lui parier tout bas au fond et redescend.)
' GRAINDOR, bas.
Qu'est-ce que c'est?
MADAME GRAINDOU
Tu vas voir. [La bonne réparait au fond portant le chien. Madame Graindor la fait descendre a la gauche de Fifine. Elle se tient à droite. M. Graindor s'est levé et regarde )
MADAME GRAINDOR, à Fifine.
Regarde donc qui est là...
FIFINE, avec un demi- sourire.
Pauvre kiki ! [Elle le caresse distraitement.)
MADAME GRAINDOR
Tu ne veux pas le prendre ?
FIFINE
Non. (/l la bonne.) Remportez-le. [A son frère.) Auguste, le veux tu, mon chien ?
ali;l'.ste Je veux bien.
fifine Je Le le donne. [Auguste parle bas à la bonne qui sort avec le chien.)
MADAME GRAINDOR
Te voilà encore dans tes idées noires... Est-ce que tu n'es pas bien ici ?
GRAINDOR
11 ne te manque rien... veux-tu aller au théâtre ce soir?... Veux-tu? Aimes-tu mieux ?
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FIFINE
Je ne veu:^ vien [Elle sort.)