SCÈNE IV MONSIEUR et MADAME GRAINDUU
GRAINDOR
lié bien! Ton lils! Ton ùston! Voilà oîi il en est ! Le voilà, ton ouvrage !
Mon ouvrage ?
GRAINDO?»
Oui, cerlaincmenl.
MADAME GRAINDOR
Eli bien ! tu te trompes tout à fait. C'est le tien. C'est toi qui l'as poussé U\ où il en est !
- GRAINDOR
Par exemple!
MADAME GRAINDOR
Oui, oui, oui. Il y a longtemps que j'en suiJ certaine.
GRAINDOR
Et comment cela, s'il te plaît?
MADAME GRAINDOR
Olî! de beaucoup de façons... D'abord, dès qu'il a eu seize ans, tu l'emmenais au café... pour être ton camarade... même au café-concert... tu avais hâte qu'il ait l'air d'un homme... Tu lui bourrais les poclies d'argent.
GRAINDOR
Fallait-il pas qu'il aille sans le sou, comme un fils d'ouvrier?
Ensuite, tu en as fait un gandin... On rhabillait comme un prince avec des cannes nouvelles tous les huit jours. Toutes ses bêtises t'amusaient, quand il faisait des farces à son pion, tu riais comme un bossu, et plus tard... tu savais qu'il connaissait de vilaines femmes... et tu en causais avec lui; tu te faisais raconter ses fredaines... tu l'encourageais, au fond, tu en étais fier... C'est toi qui Tas perdu.
GRAINnOR
S'il avait été tenu quand il était petit, tout ça ne serait pas arrivé. Tu as été bonne jusqu'à la hr\\<i'.