‹ La crampe des écrivains: comédie en un acteChapitre 2 sur 13 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

FANNTy ilTement.

Il ignore que madame la baronne ait changé d'appartement. Depuis longtemps il ne venait plus me faire de visites; je n'en étais pas fâchée, bien au contraire... (changeant de ton.) Je craignais que cela déplût à madame...

On goane. Fanny tort.

LA BARONNE

Cette Fanny m'a trop bien obéi ; je l'aurais crue plus intelligente. (Elle dépose sa tapiuerie et ge lèye.) Quelque visite, SaUS doute.

Rentre Fanny tenant une dépêche à la main.

FANNY

Une dépêche pour madame la baronne.

Fanny remet la dépêche à la baronne et sort.

LA BARONNE, lisant la dépêche.

Ah ! c'est de la belle Zénobia. Elle me supplie de la recevoir à une heure (Regardant sa montre.) et 11 est uuc hcure moins cinq. Sans cette aquarelle qui m'a retenue, j'aurais été sortie. Quelle folle que cette Zénobia ! mais aussi quel talent ! Poésie, prose, peinture, sculpture, tout lui réussit. Depuis cette soirée où elle m'a été présentée, j'en suis folle, je dévore ses œuvres, sa conversation m'éblouit... je ne la comprends pas toujours, mais j'ai l'air de la comprendre, c'est la même chose... elle est un peu extravagante: c'est bien pardonnable... (on sonne.) La voici. Que peut-elle avoir de si urgent à me dire? Quelle idée a surgi dans sa cerveUe fêlée?

Page 1