‹ La cravate blanche comedie en un acte en versChapitre 30 sur 34 · OCTAVE, AGATHE · texte numérisé non relu

OCTAVE, AGATHE

OCTAVE, se levant.

Voici l’heure des adieux.

Bah ! Je sais où je vais, au moins: cela vaut mieux.

Gaiement.

Je ne déteste pas la prison cellulaire,

On y reste célibataire.

Au fond, s'appuyant sur le chiffonnier dans une pose romantique.

Je serai jeune et rêveur à mon gré,

Je ferai des romans et des vers. — Je vivrai.

Avec énergie.

Je ne serai plus notaire,

Descendant devai t Agathe qui le regarde stupéfaite *.

Pas plus notaire que mari 1 Les événement s m’ont mûri.

Je viens de rajeunir de dix ans en deux heures.

Allant h sa cousine.

Allons, je pars joyeux. — Tu pleures?

AGATHE, essuyant scs yeux.

Non, mon cousin.

OCTAVE

Je serai généreux.

Je vois ce qui te désespère.

Il se met à uuo table et écrit.

Agathe, Octave.

AGATU K, le regardant a roc étonnement.

Vous écrivez?

OCTAVE, continuant.

A mon oncle.

AGATHE

A mon père?

Et je plaide ta cause en termes chaleureux.

AGATHE, s'asseyant en face de lui.

Ma cause?

octave .

Je lui dis qu’on t’aime.

AGATHE

Vous écrivez cela?

OCTAVE

Pour le bien disposer ;

Et M. de Galars, lundi, viendra lui- même Solliciter ta main, qu’on ne peut refuser.

Prenant une autre feui le de papier.

Cette lettre est pour lui.

AGATHE, interdite*

Mais je...

OCTAVE, écrivant.

« Samedi douze... »

Tu te promèneras gaîment sur la pelouse,

Pour voir fleurir les boutons d’or.

Tu t’appuieras, charmée, au bras de ton Hector;

C’est très-permis, puisqu’il t’épouse.

AGATHE, arrachant la lettre.

Mais je ne veux pas l’épouser.

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