SCÈNE TREIZIÈME
OCTAVE, la regardant avec surprise.
Tu ne veux pas?
AGATHE, avec énergie.
Non, non. <
OCTAVE, avec ironie.
Faut-il te l’imposer?
AGATHE
Mon cousin, je veux rester fille.
OCTAVE, se levant.
Et ton honneur ! l’honneur de ta famillo I AGATHE, se levant aussi.
N’insistez pas.
OCTAVE
Voici de l’imprévu.
Après ta promenade intime,
Quand ce monsieur m’a fait commettre un crime.
Quand il te plail !
AGATHE
Je ne l’ai jamais vu.
OCTAVE, stupéfait.
Comment?
AGATHE
Je ne veux plus que Terreur se prolonge.
Jamais ! jamais! jamais ! jamais!
OCTAVE
Tu me disais que tu l’aimais.
AGATHE
Je vous mentais.
OCTAVE
Et la lettre?
AGATHE
Un mensrn^).
Vivement.
Ne cherchez pas, vous n’y omprendrez rien.
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OCTAVE
AGATHE
Mais croyez votre cousino.
Ce coffret n’était pas le mien.
C’était celui d’une voisine.
Peu vous importerait son nom.
OCTAVE
Hein !... ce billet n’était pas pour toi?
AGATHE
Non.
OCTAVE
Alors, je te faisais une scène insensée.
Dans les sentiers fleuris une autte avait couru
Pressant sa main.
Et, cette main, on ne l’a pas pressée?
AGATHE
Jamais.
OCTAVE
Ce lieutenant ne t’a pas embrassée?
AGATHE
Oh! mon cousin, vous l’aviez cru?
OCTAVE, arec feu.
Non, non, je crois que non. — C’était une folio. Toi ! toi! si pure et si jolie !
AGATHE, d’un ton de reproche.
Comment avez- vous supposé,
Comment avez-vous cru possible Qu’un homme, qu’un homme ait osé ?...
Octave, transporté, l’embrasse.
Mais c’est horrible 1 c’est horrible l