OCTAVE, AGATHE
OCTAVE, se levant.
Voici l'heure des adieux.
Bah 1 Je sais où je vais, au moins : cela vaut mieux.
Gaiement.
Je ne déteste pas 'a prison cellulaire, On y reste célibataire.
Au fond, s'appuyant sur le chiffonnier dans une pose romantique. Je serai jeune et rêveur à mon gré.
Je ferai des romans et des vers. — Je vivrai. Avec énergie.
Je ne serai plus notaire,
Descendant devant Agathe qui le regarde stnpc^faile *. Pas plus notaire que mari !
Les événements m'ont mûri.
Je viens de rajeunir de dix ans en deux heures. Allant à sa cousine.
Allons, je pars joyeux. — Tu pleures?
AGATHE, essuyant tes yeux.
Non, mon cousin.
OCTAVE
Je serai généreux.
Je vois ce qui te désespère.
Il se met k une table et écrit.
*Agath», Octave.
AGATHE) le regardant avec étonnemcnt.
Vous écrivez?
OCTAVE, continuant.
A mon oncle.
AGATHE
A mon père?
OCTAVE
Et je plaide ta cause en termes chaleureux. AGATHE, s'asseyanten face do lui.
Ma cause?
OCTAVE
Je lui dis qu'on t'aime.
AGATHE
Vous écrivez cela?
OCTAVE
Pour le bien disposer ; Et monsieur de Galars, lundi, viendra lui-même Solliciter ta main, qu'on ne peut refuser.
Prenant une autre feuille de papier.
Celte lettre est pour lui. .
AGATHE, interdite.
Mais je...
OCTAVE, écrivant.
« Samedi douze.
Tu te promèneras gaîment sur la pelouse,
Pour voir fleurir les boutons d'or.
Tu t'appuieras, charmée, au bras de ton Hector;
C'est très-permis, puisqu'il t'épouse.
AGATHE, arrachant la lettre.
Mais je ne veux pas l'épouser.