‹ La cravate blancheChapitre 27 sur 71 · SCÈNE TUEIZIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE TUEIZIEME

OCTAVE, la regardant avec surprise.

Tu ne veux pas ?

AGATHE, avec énergie.

Non, non.

OCTAVE, avec ironie.

Faut-il te l'imposer?

AGATHE

Mon cousin, je veux rester fille.

OCTAVE, se levant.

Et ton honneur ! l'honneur de ta famille ! AGATHE, se levant aussi.

N'insistez pas.

Voici de l'imprévu.

Après ta promenade intime, Quand ce nionsieur m'a fait commeltre un crime, Quand il te plaît !

AGATHE

Je ne l'ai jamais vu.

OCTAVE, stupéfait.

Comment?

AGATHE

Je ne veux plus que l'erreur se prolonge. Jamais ! jamais! jamais ! jamais!

OCTAVE

Tu me disais que tu l'aimais.

AGATHE

Je vous mentais.

OCTAVE

Et la lettre ?

AGATHE

Un mensonge.

Vivement.

Ne cherchez pas, vous n'y comprendrez rien.

lË^

OCTAVE

Mais...

Mais croyez votre cousine.

Ce coffret n'était pas le mien.

C'était celui d'une voisine.

Peu vous importerait son nom.

OCTAVE

Hein I... ce billet n'était pas pour toi?

AGATHE

Non.

OCTAVE

Alors, je te faisais une scène insensée. Dans les sentiers fleuris une autre avait couru Pressant sa main.

Et, cette main, on ne l'a pas pressée?

AGATHE

Jamais.

OCTAVE

Ce lieutenant ne t'a pas embrassée ?

AGATHE

Ohl mon cousin, vous l'aviez cru?

OCTAVE, avec feu.

Non, non, je crois que non. — C'était une folie. Toi ! toi! si pure et si jolie !

AGATHE, d'un ton de reproche.

Comment avez-vous supposé, Comment avez-vous cru possible Qu'un homme, qu'un homme ait osé ?...

Oclave, transporté, l'embrasse.

Mais c'est horrible 1 c'est horribl» !

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