SCÈNE TUEIZIEME
OCTAVE, la regardant avec surprise.
Tu ne veux pas ?
AGATHE, avec énergie.
Non, non.
OCTAVE, avec ironie.
Faut-il te l'imposer?
AGATHE
Mon cousin, je veux rester fille.
OCTAVE, se levant.
Et ton honneur ! l'honneur de ta famille ! AGATHE, se levant aussi.
N'insistez pas.
Voici de l'imprévu.
Après ta promenade intime, Quand ce nionsieur m'a fait commeltre un crime, Quand il te plaît !
AGATHE
Je ne l'ai jamais vu.
OCTAVE, stupéfait.
Comment?
AGATHE
Je ne veux plus que l'erreur se prolonge. Jamais ! jamais! jamais ! jamais!
OCTAVE
Tu me disais que tu l'aimais.
AGATHE
Je vous mentais.
OCTAVE
Et la lettre ?
AGATHE
Un mensonge.
Vivement.
Ne cherchez pas, vous n'y comprendrez rien.
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OCTAVE
Mais...
Mais croyez votre cousine.
Ce coffret n'était pas le mien.
C'était celui d'une voisine.
Peu vous importerait son nom.
OCTAVE
Hein I... ce billet n'était pas pour toi?
AGATHE
Non.
OCTAVE
Alors, je te faisais une scène insensée. Dans les sentiers fleuris une autre avait couru Pressant sa main.
Et, cette main, on ne l'a pas pressée?
AGATHE
Jamais.
OCTAVE
Ce lieutenant ne t'a pas embrassée ?
AGATHE
Ohl mon cousin, vous l'aviez cru?
OCTAVE, avec feu.
Non, non, je crois que non. — C'était une folie. Toi ! toi! si pure et si jolie !
AGATHE, d'un ton de reproche.
Comment avez-vous supposé, Comment avez-vous cru possible Qu'un homme, qu'un homme ait osé ?...
Oclave, transporté, l'embrasse.
Mais c'est horrible 1 c'est horribl» !