‹ La création de VersaillesChapitre 111 sur 118 · Comptes, t. I · texte numérisé non relu

Comptes, t. I

3. Dargenville, Voyage pittoresque des environs de Paris. Paris, 1755, p. 151. Bonnassieux, qui parle des jardins de Clagny ( l . c., p. 68-69), n’a rien recueilli sur cette tradition.

4. Madame de Sévigné parle encore, dans une lettre du 18 novembre 1676, de la ménagerie de Clagny, commencée par des présents de Dangeau à Madame de Montespan : « Il a ramassé pour plus de deux mille écus de toutes les tourterelles les plus passionnées, de toutes les truies les plus grasses, de toutes les vaches les plus pleines, de tous les moutons les plus frisés, de tous les oisons les plus oisons, et fit hier repasser en revue cet équipage, comme celui de Jacob que vous avez dans votre cabinet à Grignan. »

5. Un nouveau cours (devenu la rue Neuve) avait été créé le long de l’étang, en 1733. L’étang fut mis en écoulement en 1736 et comblé avec les plus grandes difficultés (Bonnassieux, /. c., p. 69 et 82). « Du grand salon, écrivait Dargenville, vous descendez dans un parterre de broderie, d’où l’on découvrait autrefois un étang qui avait une île dans son milieu. Il a été comblé par rapport au mauvais air qu’il causait dans Versailles. » ( Voyage pittoresque, p. 151.)

Louvois écrivait à Mansart, le 17 septembre 1683 : « Le Roi me parait avoir envie de faire accommoder l’étang de Clagny, c’est-à-dire de lui donner une figure. Je vous prie de faire travailler à en lever le plan, et de me faire voir ce que vous voulez proposer à S. M. sur cela. » (Archives hist. de la Guerre, vol. 696, fol. 351.)

6. La vue de Clagny, qui porte le numéro 740 du Musée de Versailles, doit être retirée à J. -B. Martin, à qui l’attribue le catalogue de Soulié, pour être donnée à Van der Meulen. Malgré le silence sur ce point du mémoire général des travaux de l’artiste, le dessin du musée de Reims confirme mon attribution.

Page 197. — 1. L’observation est de Soulié, 1. 1, p. 202. Les premières mentions des carrosses du Roi, chez Dangeau, sont postérieures à la mort de la Reine. Il note, pour le voyage de Flandre, le 22 avril 1684 : « Le Roi partit de Versailles. Monseigneur, Madame la Dauphine, Madame la princesse de Conti, Madame de Maintenon et la maréchale de Rochefort étaient dans son carrosse.» Le 11 juin, à Versailles, «Sa Majesté se promena dans sa calèche avec Madame la Dauphine et Madame». Le 11 septembre, on part pour Chambord, en carrosse : « Voici comme on était placé dans le carrosse du Roi en venant : le Roi et Madame la Dauphine au derrière, Monseigneur à une portière, Madame de Maintenon à l’autre, et dans le devant Madame la princesse de Conti, Mademoiselle et Madame d’Arpajon... Madame de Montespan marchait dans son carrosse avec ses enfants. » Pendant le séjour de Fontainebleau, la même année, il y a mention de chasse en calèche, avec des noms de dames, le 23 et le 30 octobre, et le 6 novembre : « Sa Majesté était en calèche avec Madame la princesse de Conti, Madame de Maintenon et Mademoi¬

selle de Rambures... » « Le Roi courut le cerf en calèche avec Madame la princesse de Conti et Mademoiselle de Nantes; dans le derrière il y avait Mesdames de Ventadour, de Montespan et de Maintenon. Madame était venue aussi en calèche avec lui, mais elle monta à cheval et courut avec Monseigneur. » (Dangeau, t. I, p. 8, 25, 55, 62, 64, 67.)

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