‹ La création de VersaillesChapitre 112 sur 118 · Dangeau, t. I, p. 147 (3 avril · texte numérisé non relu

Dangeau, t. I, p. 147 (3 avril

3. Cité par Bonnassieux, l. c., p. 57. On trouvera dans ce livre la suite de l’histoire de Clagny, que je dois résumer en quelques lignes.

4. Par décision du 16 février 1767, Louis XV détache de Clagny onze arpents qu’il donne à la Reine pour l’établissement du couvent qu’elle veut faire bâtirà Versailles. Marie Leczinska a fait venir à Versailles, dès le mois d’octobre précédent, pour choisir l’emplacement de sa création, l’architecte du roi Stanislas, Richard Mique, qui prend déjà le titre de « premier architecte de la Reine ». Les plans de la construction donnés par Mique forment un magnifique album, relié aux armes de Madame Adélaïde, qui vient d’entrer dans la collection de M. Henri Grosseuvre. En 1768, à la mort de la Reine, dont le testament assure la continuation des travaux, les murs sont déjà à hauteur d’appui.

5. Les bâtiments détruits occupaient un emplacement qui se trouverait aujourd’hui sur la voie du chemin de fer de la rive droite un peu en avant des hangars qui sont à l’entrée de la gare. Ils allaient jusqu’au boulevard de la Reine; l’aile méridionale du château coupait le tracé de ce boulevard à la hauteur du Petit-Lycée. Un des premiers grands changements dans les jardins de Clagny fut amené par l’ouverture du boulevard de la Reine, en octobre 1773. P. -A. de Machy a exposé plusieurs vues des démolitions de Clagny, aux salons de 1773, 1775 et 1785, qu’on trouve indiquées dans les livrets. Il serait intéressant de retrouver ces tableaux.

Page 198. — 1. On peut consulter sur Marly un travail de reconstitution très ingénieux, mais peu appuyé de notions chronologiques, par A. -A. Guillaumot, le Château de Marly-le-Roi, construit en 1616 [sic], détruit en 1198 , dessiné et gravé d’après les documents puisés à la Bibliothèque Impériale et aux Archives. Paris, 1865. Les importants dessins des Archives nationales et du Cabinet des Estampes doivent être complétés par ceux que garde la Direction des Beaux-Arts (Archives des Bâtiments civils) et par la collection précieuse de M. Victorien Sardou. Les Comptes des Bâtiments et les cartons des Archives, avec le Journal inédit de Mansart dont je tirerai parti pour Versailles, donneront les éléments delà reconstitution chronologique du décor de Marly, quis’estmodifié plus rapidement que tout autre.

2. Saint-Simon, éd. Chéruel et Régnier, t. XII, p. 83. Autre rédaction dans ses additions à Dangeau, t. XVI, p. 49.

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