‹ La création de VersaillesChapitre 113 sur 118 · Il existe un devis imprimé de huit pages ainsi inti · texte numérisé non relu

Il existe un devis imprimé de huit pages ainsi inti

NOTES

tulé : « Devis des ouvrages de maçonnerie qu'il convient faire à Marly , pour la construction de quatre pavillons que le Roy désire y faire bastir, suivant les plans , élévations et profils qui en ont esté faits par le sieur Mansard , premier architecte de Sa Majesté. » Ce devis, qui est de 1684, peut offrir de l’intérêt au point de vue du détail de la construction des fameux pavillons. La même année, le service des Bâtiments publie un autre devis relatif à Marly, « pour la construction de la basse-cour que le Roy a ordonné d’y bastir ». Dangeau écrit, le 27 avril 1685 : « Nous trouvâmes beaucoup d’augmentation à Marly, et le Roi a résolu d’y faire une cascade qui achèvera de rendre la maison charmante. » Le premier séjour est de trois jours, en septembre 1686. (T. I, p. 162, 380.)

4. Les Comptes de 1686, mentionnent les derniers paiements à l’artiste. Du Ie'' septembre : « Au nommé Rousseau, peintre, parfait paiement de 38 348 1. 8 s. 4 d., à quoi montent les ouvrages de peinture en perspective qu’il a faits à cinq pavillons et autres endroits du château de Marly». Du 22 septembre : «A lui, pour ouvrages de peinture faits aux attiques des six pavillons des deux ailes de Marly, du côté de Saint-Cyr, 2 428 1. 15 s. 4 d. » (T. II, 1046.)

5. On trouvera les plus curieux détails sur l’état primitif du pavillon royal en 1686, dans la description du Mercure , p. 233-241, 252-253. Celle que je cite dans le texte est de Piganiol, qui donne l’état définitif, et mentionne, autour du Château, aux perrons d’angles des groupes d’enfants, aux perrons du milieu des sphinx, le tout de Coustou et de Lespingola.

6. Voir les mentions des Comptes de 1688 et 1689. Du 25 septembre 1689 : « Aux nommés Mazeline, Jouvenet et Barrois, sculpteurs, parfait paiement de 8 136 livres, à quoi montent les quatre couronnements de sculpture au-dessus des frontons des quatre faces du château de Marly. » Le Gros, Grouard et Robert, autres sculpteurs, ont reçu 1200 livres pour « douze torchères de sculpture de pierre de Trossy avec leurs ornements»; et Prou, 1945 livres, pour « seize cassolettes et autres ouvrages de sculpture par lui faits au château de Marly». (T. III, 167, 336-337.)

Page 200. — 1. Les Comptes de 1689 mentionnent «des vases de sculpture pour tous les pavillons du château de Marly » et un paiement de 5 280 livres pour « 48 couronnements de sculpture au-dessus du milieu des douze petits pavillons du château de Marly ».

2. Divers desseins de décorations de pavillons inventez par Monsieur Le Brun , premier peintre du Roy... Se vendent chez Edelinck (Cf. note 1 de la p. 136). Ce sont les Pavillons de Jupiter, de la Renommée (ces deux premiers avec frontons), de l’Abondance, de la Victoire, d’Apollon et de Thétis, de Minerve, de Saturne, de Mars, de Vénus de Mercure, de Bacchus, d’Hercule, de Diane. Ni le titre ni les estampes ne portent le nom de Marly. Les dessins

originaux de ces pavillons ont été presque tous gravés dans V Art, 9“ année, t. IV, d’après la collection Bottolier- Lasquin et celle du Louvre. Plusieurs portent l’ordre d’exécution de Colbert avec la date. Deux sont aux archives du Musée de Versailles.

3. Mercure galant , novembre 1686, p. 250, 252. Les Comptes indiquent, comme on l’a vu, cinq pavillons peints par Rousseau, ce qui confirme assez bien l’indication donnée ici par le Mercure.

4. Comptes, t. II, 71, 282, 366. Le premier paiement à Caffiéri est du 30 mars 1681 ; celui dont je cite le libellé est de 1682. Les Comptes fournissent toutes les indications suivantes.

5. Comptes, t. III, 337. Cette date de 1689 est celle qui marque la transformation sculpturale des façades du château et des pavillons de Marly. La décoration définitive du pourtour du château est de 1701 : « Le Roi a fait mettre ici à l’entour du château une balustrade de fer parfaitement belle et fait faire des sphinx et de beaux groupes d’enfants pour mettre dans les angles. » (Dangeau, t. VIII, p. 88. 27 avril 1701.)

6. On peut comparer ces dépenses grâce au travail de M. Guiffrey, dans son édition des Comptes, t. IV, 1255,

7. Les plus célèbres œuvres de sculpture de Marly sont les groupes équestres de Coyzevox et de Guillaume Coustou. Les premiers, la Renommée et le Mercure , furent mis en place « au bout du jardin de l’Abreuvoir », au mois d’août 1702. (Dangeau, t. VIII, p. 466, 473; Sourches, t. VII, p. 342.) Ils furent transportés pendant la Régence, le 7 janvier 1719, au Pont-Tournant des Tuileries. Guillaume Coustou, qui travailla tant avec son frère à la décoration sculpturale de Marly, fut chargé de les remplacer par deux autres groupes. Les « Chevaux de Marly », comme on les appelle encore, furent à leur tour portés à Paris, le 25 fructidor an III (11 septembre 1795), et placés à l’entrée des Champs-Elysées.

8. La Grande Cascade est de 1695 (Dangeau, t. V, p. 299 et 316). Le recueil allégorique imprimé chez Barbin, en 1698, et intitulé Contes moins contes que les autres, dont j’ai parlé ci-dessus, est dédié A la très haute, très magnifique et excellentissime cascade de Marly; on y trouvera, à la page 119, la brève description d’un séjour royal qui ressemble beaucoup à Marly.

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