‹ La création de VersaillesChapitre 20 sur 118 · ESTAMPE DE PER ELLE · texte numérisé non relu

ESTAMPE DE PER ELLE

des sièges. Leur billet venait de si bonne part qu’on leur accorda ce qu’ils demandaient; même, afin de rendre le lieu plus frais, on fit jouer les eaux... Les quatre amis ne voulurent point être mouillés; ils prièrent celui qui leur faisait voir la Grotte de réserver ce plaisir pour le bourgeois ou pour l’Allemand3, et de les placer en quelque coin où ils fussent à couvert de l’eau. Ils furent traités comme ils souhaitaient. Quand leur conducteur les eut quittés, ils s’assirent à l’entour de Polyphile, qui prit son cahier; et, ayant toussé pour se nettoyer la voix, il commença par ces vers4... »

L’œuvre inédite, dont Polyphile, c’est-à-dire La Fontaine, régala ses auditeurs dans le pittoresque décor de rocaille de la Grotte de Téthys, était la touchante histoire de Psyché. Le premier livre étant fini, ils en causèrent assez longuement; puis, l’un d’eux, « qui aimait extrêmement les jardins, les fleurs, les ombrages » et « converser avec les arbres et les fontaines » (c’était Racine), conduisit la compagnie à travers le royaume de M. Le Nôtre. Ils s’arrêtèrent longtemps au-dessus du Fer-à-cheval, auprès des nobles sphinx de Lerambert, « ne se pouvant lasser d’admirer cette longue suite de beautés toutes différentes qu’on découvre du haut des rampes » :

LES PREMIÈRES DESCRIPTIONS DE VERSAILLES

Là, dans des chars dorés, le Prince avec sa cour, Va goûter la fraîcheur sur le déclin du jour.

L’un et l'autre Soleil, unique en son espèce,

Etale aux regardants sa pompe et sa richesse...

Ah ! si j’étais aidé des Filles de Mémoire,

De quels traits j’ornerais cette comparaison ! Versailles, ce serait le palais d’Apollon ;

Les belles de la Cour passeraient pour les Heures. Mais peignons seulement ces charmantes demeures.

KSTÀMPE DK PÉRELLE.

En face d’un parterre au palais opposé Est un amphithéâtre en rampes divisé* :

La descente en est douce et presque imperceptible ; Elles vont vers leur fin d’une pente insensible. D’arbrisseaux toujours verts les bords en sont ornés : Le myrte, par qui sont les amants couronnés,

Y range son feuillage en globe, en pyramide ;

Tel jadis le taillaient les ministres d’Armide.

Au haut de chaque rampe, un sphynx aux larges flancs Se laisse entortiller de fleurs par des enfants ;

Il se joue avec eux, leur rit à sa manière Et ne se souvient plus de son humeur si fière2.

LES PREMIÈRES DESCRIPTIONS DE VERSAILLES

eJuilone,, entre, jesikutz eftfans CLpoUon et Çbianc, demandant •vengeance a, âupiler de Unsolmce '<W paisanfèt JycieguiJbnJ change^eti grenouilles .

Qrouf'pe de martre btane deutj tar ttartinj A- Vereai/I&r par Oiaithaxpr Vltirrydc Carat ray .

oLalona, natoj inter . Apolline» / feilicet et. : Qianam, 3ouis auxilium implorons abuersus Àycitr iku.iticos , (jtios CDcjis v/tor in rotins dcgormnt .

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