‹ La création de VersaillesChapitre 81 sur 118 · Comptes, t. I · texte numérisé non relu

Comptes, t. I

3. Paiement du 8 juin 1670 aux marbriers « pour huit bases et huit chapiteaux de marbre blanc qu’ils ont faits et posés h Versailles pour les huit colonnes du balcon de la

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NOTES

tionne avec précision ce travail assez considérable dans son rapporta Louis XIY, du 17 juillet 1672 : « Les marches de la terrasse entre la face du Château et le Parterre d’eau s’avancent fort. Des cinq marches qui descendent du Château sur celte terrasse, il y en a trois de posées, et l’on travaille à la quatrième. Et des sept marches qui descendent de la terrasse dans le Parterre d’eau, il y en a quatre de posées, et l’on pose la cinquième. » (Mél. Colbert, vol. 160, fol. 858. )

Page 100. — 1. La restauration récente, par ignorance de ce symbolisme logique, a substitué, dans les clefs les plus voisines du Parterre d’eau, des têtes copiées sur les clefs de la façade opposée.

2. Cette salle est une des pièces du Grand Appartement du Roi. (Voir plus loin, la note 2 de la page 106.)

Page 102. — 1. Le nom de Hardy attribué à une de ces quatre figures, et que répète la liste de Soulié ( Notice du Musée national, t. III, p. 492), ne semble pas justifié par les Comptes. Massou reçoit 1350 livres pour figures et bas-reliefs de la façade.

2. Comptes, t. I, 1160, 1288. Sur Le Conte, reçu à l’Académie en 1676 et mort en 1694, voir les anciennes Archives de l’Art français, t. III, p. 74. Les grands trophées de pierre mis, en 1679, sur la balustrade de la partie nouvelle de la façade, et dont les deux du centre étaient fort importants, furent l’œuvre des sculpteurs Grenoble et Brun (Comptes, t. I, 1162, 1287). Les vases furent faits par Le Conte, Aubry, Lucas, Gérard (Comptes, t. I, 1162, 1288). Flamand est mentionné pour te ses trophées et masques à la façade du Château de la Grande Galerie en face le Parterre d’eau »; et il a sans doute un gros morceau, puisque son parfait paiement monte à 7 875 livres (Comptes, t. I, 1288; t. II, 158); Le Hongre fait des « ornements de la face du Château regardant le Parterre d’eau», et Houzeau des trophées au-dessus des croisées de la Grande Galerie (t. I, 1158, 1289).

3. Les quatre figures de Le Hongre sont attribuées à tort à d’autres sculpteurs. Guillet de Saint-Georges mentionne ainsi les travaux de ce maître, aux façades du Château sur les jardins, faits évidemment à deux époques différentes : « Une partie des ornements qui sont au-dessus des croisées de la Grande Galerie, en dehors vers l’Orangerie. Au même endroit deux médailles, l'une représentant Verlumne et l’autre Pomone, et cinq bas-reliefs représentant des jeux d’enfants qui s’occupent au jardinage. Au-dessus des bas-reliefs et proche de la chambre de la Reine, quatre figures qui représentent Zéphire, Flore, Verlumne et Pomone. On voit aussi de sa main six trophées d’armes modernes. » ( Mémoires inédits, t. I, p. 375.)

4. Piganiol donne tout à Le Gros. Félibien, Combes et Piganiol parlent ici d’une Amalthée, qui est aujourd’hui une figure d’homme appuyé sur un tronc d’arbre entouré de lauriers. C’est la seule statue qui semble changée, avec un Narcisse, de l’autre côté du Château, remplacé par une figure de femme.

5. Roger et Houzeau sont nommés par les Comptes sans indication de côté ; on trouve, au contraire, au nom de Baptiste Tubi, un acompte « des quatre figures qu’il a faites sur le haut d’un des balcons de Versailles », et un

autre acompte des mêmes figures « et bas-reliefs qu’il fait à la face du côté du Jardin à fleurs ». (T. I, 513.)

6. Magnier a fait « toute la sculpture de la Chambre des bains, de la Chambre du billard et de l’Escalier de la Reine ;... du côté de la Grotte, sur la corniche du premier ordre, deux figures de pierre chacune de sept pieds et demi de hauteur, l’une représentant le dieu d’un Fleuve et l’autre une Naïade ; vers le même endroit, il a fait audessus des croisées plusieurs masques et plusieurs trophées. » ( Mémoires inédits, t. I, p. 419.) 3 octobre 1671 : « A Laurent Magnier et Nicolas Le Gendre, 2 220 livres à quoi montent les figures et bas-reliefs qu’ils ont faits à la face du côté qui regarde la fontaine de la Pyramide. » (Comptes, t. I, 513.)

7. « En entrant dans la cour du Château, sur le péristyle de la main droite (sic), M. Buyster a fait un Neptune qui tient un trident, et qui a un cheval marin à ses pieds. Sur le péristyle (sic) du côté de la Grotte, il y a aussi de sa main deux figures de pierre, chacune haute de sept pieds, l’une représentant Cérès, et l’autre Bacchus. » (Mémoires inédits , t. I, p. 288.) Ces figures sont celles d’un balcon sur les Grands Appartements ; mais il faudrait en attribuer d’autres à Buyster, puisque les Comptes de 1671, précis par exception à l’endroit de cet artiste, marquent un paiement de 1 210 livres à lui fait pour « quatre figures, deux bas-reliefs et une médaille pour la face du côté de la Grotte ». En 1679, dans le remaniement des croisées par Mansart, il fait des trophées au-dessus des croisées vers la Grotte. Desjardins en fait quatre au même endroit. Ce côté du Château semble réservé aux travaux de ces deux artistes (t. I, 514, 1284, 1290).

8. Parmi les ouvrages de Desjardins à Versailles, Guillet indique confusément les suivants, qui semblent se rapporter à deux points différents de la même façade : « A la façade du Château du côté dé la Chapelle, deux figures de pierre, l’une représentant Acis (sic, peut-être pour Thélis), et l’autre Galatée, chacune de huit pieds de hauteur. Deux autres figures de pierre, représentant deux Naïades à la façade du Château qui regarde le parterre. » (Mémoires inédits , t. I, p. 395.) Toutes les figures de l’avant-corps à gauche sur le parterre du nord sont données à Desjardins par Piganiol. On y trouve Galatée, Thétis et une figure de femme qui pourrait être Amphitrile ou une Naïade; une Naïade peut être aussi cherchée parmi les figures de l’avant-corps à droite.

Page 103. — 1. Ces plans originaux, que j’ai retrouvés au Louvre dans des papiers provenant de l’atelier de Le Brun, avaient déjà été connus de Soulié ; il en possédait un décalque utilisé par M.Paul Favier pour les plans de l’ouvrage de Dussieux.

2. Lettres de Colbert, t. V, p. 365, 366, 369. Tubi reçoit un acompte de 2 100 livres. (Comptes, t. I, 760).

3. Il faut consulter, sur les collections de dessins de Le Brun exposés ou non au Louvre, le grand ouvrage de M. Henry Jouin, Charles Le Brun et les arts sous Louis XIV, Paris, 1889, p. 557-610. Versailles possède depuis peu, dans les archives du Musée, plusieurs des importantes pièces se rattachant à la décoration du Château.

4. Colbert fait rechercher, au cours de 1672, les meilleurs ouvriers marbriers du royaume, sachant « tailler le

NOTES

marbre pour faire des moulures et ornements », et il ne lui est pas facile d’en trouver assez pour suffire aux besoins des maisons royales. ( Lettres de Colbert t V p. 327, 338.)

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