Lettres de Colbert, t. V, p
4. Le modèle est payé 680 livres 10 sols, plus 100 livres au peintre Benoist (Comptes, t. I, 959, 962).
5. Paiements du 27 mars 1678. Comptes, t. I, 1048. Le nombre des plâtres paraît avoir varié. Silvestre indique six figures pour une seule moitié du bosquet. En 1680, Regnaudin reçoit une seconde fois 150 livres, « pour son paiement d’une figure de Bacchus qu’il a moulée en plâtre et posée autour de la fontaine de la Renommée». De même Le Gros, en 1681 ; la même année, Flamand touche 147 livres « pour un modèle de figure de plâtre pour la Renommée », et Girardon 534 livres « pour un modèle de groupe de figures à la Renommée ». (Comptes, t. II, 20.) Serait-ce déjà un essai pour le placement du groupe de la Grotte? Tout me porte à le penser.
6. Du 5 août 1683 : « A Richon, voiturier, parfait paiement de 1860 livres pour voiture de Paris à Versailles de dix-sept figures de marbre posées au Parterre d’eau et à la Renommée. » Le premier paiement, ne mentionnant que des statues du Parterre d’eau, est du 7 mai 1682. (Comptes, t. II, 191, 316.)
7. Mercure galant, novembre 1686, p. 175. Description du lieu « que l’on appelait la Renommée, et auquel on a donné le nom de Bains d’Apollon , depuis qu’on y a transporté les figures qui le représentent et qu’on les a ôtées de la Grotte, qu’on a abattue à cause de la Grande Aile qu’on bâtit en cet endroit ».
8. Comptes, t. IV, 1158, 1186. Le tableau de Cotelle est le n° 734 du Musée. Sur le devant de la composition, des nymphes se lavent les pieds, d’autres ornent un char de guirlandes.
Page 166. — 1. Tout le détail de ces ouvrages est donné par les Comptes, t. I, 1158, 1161, 1185, 1281, 1283, 1284, 1286. Le dernier paiement à Ladoireau est de 1681. Lemoine le Troyen fait sa peinture en 1684 (Comptes, t. II, 63, 435). En 1699 et 1700, Desjardins est appelé à réparer les trophées de bronze des cabinets (t. IV, p. 449, 591). Son mémoire est conservé et il est instructif d’en lire quelques extraits :
Mémoire des ouvrages de sculpture, faits et posés à la Renommée dans le jardin de Versailles par ordre de Monseigneur Mansard, comte de Sagonne, surintendant des Bâtiments, jardins, arts et manufactures de Sa Majesté, par Desjardins sculpteur.
Pour avoir fait la trophée (sic) de l’Afrique, un grand morceau de rondache orné d’une tête d’éléphant avec la poignée d’un sabre, des bouts de palme, plus toutes les flèches
NOTES
d’un carquois, pour avoir fondu, réparé, ciselé et soudé plusieurs morceaux qui ont été retrouvés de ladite trophée . 200 liv.
Plus, à la trophée de l’Amérique avoir fait toutes les richesses d’une corne d’abondance, qui manquait au bas de ladite trophée, au surplus des dards et soudé des morceaux que l’on avait fracassés . 180 liv.
Plus, avoir fait tous les modèles des ouvrages qui manquaient auxdites trophées, copié exactement d’après ceux qui ont été moulés, avoir fait tous les creux, fourni les cires et les réparer . 210 liv.
Plus, pour avoir redoré entièrement toutes lesdites trophées, au plus beau que l’on les puisse faire pour chacune de ceux que l’on n’a pu se dispenser de mettre au feu, dont il y en a trois à quatre cent quatre-vingt dix livres pièce, pour le
tout . 1470 liv.
Pour les deux autres où l’on n’a mis de l’or que par
endroits et remettre en couleur, pour ce . 400 liv.
Le total du mémoire monte à . 3 213 liv.
(Archives nationales, O1 1791.)
On voit, en 1714, le sculpteur Hardy faire et poser deux trophées d’armes en plomb « à un pavillon du bosquet des Dômes », et les sculpteurs Lambert et Simony en faire et poser un chacun, payé 750 livres (Comptes, t. V, 764).
2. « Et ce, moyennant la somme de 1 850 livres pour chacun panneau, revenant pour lesdits quatre panneaux à la somme de 7 400 livres... Fait et passé en l’hôtel dudit seigneur surintendant, l’an 1679, le vingt-quatrième jour d’août. » La pièce porte l’annotation suivante : « Marché pour les quatre pentes de trophées du pavillon de l’Aurore. » (Archives nationales, O1 1791.) Les modèles de ces trophées sont aujourd’hui à Marly, dans la collection de M. Victorien Sardou.
3. Le carton des Archives déjà cité, où sont les élévations cotées des pavillons, contient dans le même dossier un dessin du pavé de marbre. Sur le relevé reproduit en très petites dimensions, dans la Gazette des Beaux- Arts, 3° pér., t. XXII, p. 271, on lit : « Élévation d’un des cabinets des Dômes, levée dans le courant de 1791, pour le Bureau des Plans ». Ces documents et d’autres analogues, permettent de se faire une idée exacte de l’architecture de ces pavillons. On y peut joindre les minutieux dessins, qu’on trouve dans la vue en couleur du bosquet des Dômes provenant également du service des Bâtiments du Roi (Cabinet des Estampes) et donnée p. 169. Quelques fragments de ces pavillons, si malheureusement démolis dans la première partie du dix-neuvième siècle, existent en magasin, notamment des groupes d’enfants formant le faite ; mais la restitution de ces magnifiques ensembles décoratifs, qui avait été un instant projetée, ne donnerait sans doute qu’une déception.
4. « Le Roi... se promena à ses fontaines et ordonna qu’on ôterait celle de la Renommée, voulant dans cet endroit-là faire encore quelque chose de plus magnifique. » ( Journal du marquis de Dangeau , t. I, p. 34, 7 juillet 1684.)
5. Du 31 décembre 1684 : « A François Girardon, sculpteur, pour son payement des soins qu’il a pris à faire transporter, de la Grotte à la Renommée, le groupe d’Apollon, et des restaurations qu’il y a faites, et 300 livres par gratification, 1 800 livres. » (Comptes, t. II, 619.)