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celui qui doit frapper l'homme de proie, est indiqué avec vigueur dans ces esquisses ! Que de fois l'artiste fossile a dû suivre et épier le mam- , mouth dans ses retraites profondes, pour reproduire ainsi, en quelques entailles, sa tête , son petit œil, sa longue crinière! Le mammouth est visiblement en marche et en troupeau, tel qu'il a été rencontré ; il s'avance sans, crainte de l'embuscade. Suivez-le des yeux. Sans doute, ce qui redouble sa confiance, c'est que, malgré le poids énorme de son corps, il ne fait aucun bruit en marchant; il arrive où il veut, sans que ses pas rompent le silence des forêts. Car ses pieds sont enveloppés comme d'une ouate qui amortit le choc ; plus les mouv6irnents de ces colosses sont puissants, plus ils sont mesurés (1). C'est le moment de surprise où il apparaît qui revit dans l'œuvre du chasseur.
Ces figures ne sont point celles d'un peuple religieux, tel que l'Égyptien qui corrige et change la nature pour la rapprocher de son idole. Ce ne sont point les ébauches d'un peuple idéaliste, tel que le peuple grec, qui, dans son
(i) Thomas Baines. Voyage dans le sud-oiiest de P Afrique, p. 174.