LIVRE SEPTIÈME. iT
rennes dans l'eau, ou en les enfouissant dans un bloc de glace.
Du moins, il savait dépecer lès peaux avec des lames de pierre, et les coudre avec des aiguilles d'os. Sou vêtement était donc assuré jusqu'à la prochaine saison, et aussi, en partie sa nourriture. Quelle richesse! quel loisir! il a non-seulement le nécessaire, mais le luxe. 11 va en profiter pour se donner un art.
C'est, sans doute, en effet, à la suite d'une chasse heureuse, qu'il se met à graver de son silex sur l'empaumure et le merrain des bois du renne ou du cerf gigantesque, la figure de l'animal tombé sous ses coups; premier art, premier instinct du sculpteur et du peintre, quia toujours manqué aux Toungouses, aux Lapons et aux Samoièdes, même lorsque les joies du chasseur de l'époque glaciaire se sont retrouvées pour eux.
Dans les dessins, les sculptures de l'homme glaciaire, on sent, en chaque trait, la netteté du coup d'œil , la ^précision de l'observation qui font le peuple chasseur. Combien l'animal qui a servi de modèle, mammouth, renne, ours, cerf, cheval, loutre ou castor, a été lentement épié dans l'embuscade ! Comme le trait caractéristique,