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CHAPITRE VII

UN PBBSSENTIMENT CONFIRMÉ.

Voilà où m'avait amené la suite de mes recherches; comme les faits manquaient, je m'arrêtai à une conclusion qui n'avait pour elle qu'une sorte d'intuition, sans preuve réelle. Mais depuis que ceci a été écrit, de nouvelles explorations ont confirmé les vues précédentes. Si ces découvertes n'ont pas tranché la question, elles ont, du moins, préparé les esprits à reculer plus loin dans le passé les bornes des origines hu^ maines.

J'avais été conduit, comme on l'a vu, à conclure à l'existence de l'homme avant l'époque glaciaire ; je le plaçais dans le temps où la figure générale du globe est devenue ce qu'elle

est aujourd'hui. Si j'en crois les résultats publiés des explorations nouvelles, l'expérience n'aurait pas tardé à confirmer cette conclusion et à faire entrer dans cette voie l'histoire naturelle de l'homme. On aurait trouvé des ossements humains dans un estuaire marin du tertiaire supérieur de Savone et des silex taillés par l'homme à la base du calcaire de Beauce^ c'està-dire dans le tertiaire moyen. Peu de mois se sont passés, et l'on entend déjà parler de l'homme miocène (1).

Sans accepter à la lettre ces dernières merveilles du monde souterrain, et en attendant que ces résultats soient pleinement démontrés par des observations irréfutables, on peut du, moins les prendre comme une de ces rumeurs qui quelquefois précèdent l'événement. Ils ne sont pas certains, je le crois; ils sont exagérés, je le veux bien. Mais ils marquent de quel côté penche, en ce moment, l'impatience humaine.

Autant on se faisait gloire, hier encore, d'être la plus récente des créatures; autant, aujour-

{{) Congrès d'Anthropologie et d'Archéologie pré-historique, Paris, i867, p. 67-71.

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