‹ La créationChapitre 3 sur 113 · VÎ · texte numérisé non relu

VÎ

à l'heure où il surgit du milieu des êtres inférieurs ?

Sans doute la nature entière sourit ce jour-là àe 9on plus doux sourire au noùveau-né. Ce fut xme heure de fête; et j'y voyais concourir tout ce que la terre enfermait alors de parfums et de vie. Quel oiseau refuserait son hymne de bienvenue à ce préféré de la nature? quelle fleur sa corolle? quel insecte son bruissement? quel

rayon de soleil sa chaleur et sa magnificence ? Oui, assurément, c'est dans une heure de plénitude et de jeunesse que l'homme a été enfanté et qu'il s'est montré à la lumière dd monde.«

Voilà ce que je répétais avec les premières mythologies, avec les poètes, avec le bon sens du genre humain, auquel je croyais, cette fois, pouvoir me confier sans crainte. Mais quelle fut ma surprise, et pour mieux dire, ma confusion, quand m'étant tourné vers les savants, je vis qu'ils rejetaient comme une fable l'idée de cet épanouissement du monde, à l'époque de l'ap-» parition de l'espèce humaine !

Pour eux, au contraire, ils faisaient coïncider cette première rencontre de l'homîne avec ce

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