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CHAPITRE m

LES TB0I8 A€nS DANS lA CXTt JJUSJBrUtm «- L'uiOnSK STSEBr BORÊBN. — FOl]a(V]OI LBS ULCUSTRES SONT BEST£S IMGOMKQS DES ANCIENS. — SACRIFICES HUMAINS DANS L'AGB DE FEB. — > COMMENT l'HOMIOS FBCT VtmOOB, FLU8 IIfDV8TRBUX 19 FErUS CBDSL. <— PABTI OIS. US AMCISII8 VQfiXSS AH&AIBNT TIBÊ DES LACUSTRES. ^ LA "VIEBOE CONTEMPORAINE DB L*OURS DES CATSBNB8 XT IPUIUÉNUB EN TAUBIDB.

Avec l'âge de bronze, je vois les lourdes épées homériques pénétrer^ je ne sais par quelles voies, dans les villages lacustres de Suisse; la lame du moins est bien celle des glaives d' Agamemnon et d'Achille. On a retrouvé aussi, parmi les pilotis de Sempach, un poignard tout semblable à des poignards d'Ithaque. Est-ce celui qu'Ulysse a laissé tomber au pied des monts hyperboréens?

Remarquez seulement, que ces armes homériques n'ont plus que de petites poignées. C'est

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r^snoe des héros dans la main d'une petite race d'hconmes*. Elle ne pourra s'en servir pom firapp^ le» grands coops qui retentissent dans rUiadd etrOdjssée. Larges épées, petites poîgnée&y csamnift pour des adelesoents <m des pjgméesi.

T>'4A yiimBant4]ai Estnse le peuple des Lapons et des Fimuda (1> qui a laissé dersière lui des tribus après le départ des rennes? Est-ee le premier groupe avancé des Hindous? QuesiioiiJQSfiifici inaondaMe. Une seule chose est eertadne. L'arme homérique de la civilisation est trop pemnte powr ces maieei ea&intiMB. 6e ne scHit pas elles qm ouvrimoEt la grande voie à Ârgw, Mf côoœ, Troie.

, Goofomit Tamiean ciselé es serment (2) at-il passé,' de main en mem, dea lacustres de LénlSB^aazsAatMe4bmlQU]lifMaF^ aux Sassanàâies, aos hanse des î^laéÈmtgmfy pour se retrouver sur tes acmmfiw l§odelesdes derniers temps du mo^Fun age^

A ht iBy kft' viBiBigee dé? kes eonnasssent

(i) Cfr. SvenJKilaaon. HabitamUprimUifs de la Scandiaaw, p. 71, 274, 301 (2) Colleetiofl de M-iFonel, k Morges.

eo LA CRÉATION.

aussi le fer. Ils en forgent ces longues épées gauloises mal trempées, qui se pliaient au premier choc, et qu'il fallait redresser & chaque coup. C'est assez pour n'avoir plus à craindre les animaux carnassiers du rivage. Dàs lors, le refbge n'est plus nécessaire, l'habitation lacustre ne sert plus que de magasin. Bientôt elle est abandonnée, surtout quand une nouvelle race d'hommes, les Helvètes, ont pris possession de la terre. Alors les petites mains, armées de bronze, cèdent aux larges mains des nouveaux venus, armés de fer ; et de cette longue histoire engloutie, de cette population évanouie des lacustres, que reste*t-il? Quelques pécheurs, qui, ayant eux-mêmes oublié leurs ancêtres, tendent çà et là leurs filets, dans le voisinage de ces pilotis calcinés dont ils ne connaissent plus ni l'usage, ni l'histoire, ni même l'existence.

Rien de plus étrange que ce passé sans nom, qai traverse toute l'antiquité, orientale, grecque, romaine, et ne laisse de trace dans aucun souvenir. Quel isolement cela suppose ! Comment les cités lacustres qai ont précédé Athènes, Rome, ont-elles pu échapper à l'œil du monde? Les Romains surtout vivaient si près de ce peuple

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