‹ La créationChapitre 52 sur 113 · LIVRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME

Apportez-nous le soma qui .apaise la douleur. Que le ciel et la terre soient unis et réconciliés commo les deux roues d'un char.

Étendez jusqu'à nos siècles la vertu de vos hymnes. Moi aussi, à l'autre extrémité des temps, je vous loue, je vous célèbre, je vous implore (1).

(1) Arrivé au moment de la vie où il est permis de regarder en arrière sur son passé, j'éprouve quelque joie de voir que mes premières idées sur les Védas (en 1838, dans le Génie des religions)^ sans autre document que le fragment de Hosen, sans aucun commentaire, ont été confirmées et le sont chaque jour par les découvertes et les traductions des indianistes. J'avais montré que le Rig-Véda est Thy^nne du lever du soleil, sous une multitude de formes toutes empruntées à la vie d'un peuple de bergers, sur de vas- ,tes plateaux de montagnes. J'avais établi (il y a trente ans) que la première religion védique était la religion de la lumière ; que l'impression du lever du jour était le fond de la mythologie; que toute la théogonie de l'anti^ quité se concentre dans la révélation de la nature par l'aurore. J'osais avancer cela, lorsque les travaux les plus célèbres sur la mythologie et les religions do ^antiquité étaient dirigés dans un sens diamétralement opposé, alexandrin et mystique. Aujourd'hui M. Max Mûller et les principaux orientalistes confirment admirablement ce que j'avais aperçu. Voyez le Génie des religions, pages 107 et 123, sur la révélation parla lumière. Cf. Max M uUèr. Mytha^ logie eomfiarèe. Pattim.

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