Voir, plus haut, la note
16. LesSquales constituent la première famille des Sélaciens... (Voir p^ge 0, note 40.)
17. i( Les Sélaciens (grec, (j{'i.a.yr,;, cartilagineux) constituent l'ordre le plus ira- " portant de la grande section des poissons cartilagineux... Chez un grand <i nombre de Sélaciens, il existe à la face supérieure de la tète deux ouvertures appelées <i évents, qui portent aux branchies l'air nécessaire à la respiration, lorsque le poisson Il tient dans sa gueule une proie trop volumineuse.... Rappelons que ces poissons fos- « siles n'avaient pas la forme régulière qu'on leur ,voit aujourd'hui. Leur ostéologie, " dans le Lias, présente le plus souvent des monstruosités singulières. » D. V.
t8. Les Sélaciens sont aussi dits Plagiostomes, à cause de la forme oblique de leur bouche (grec, -'i.à-n'j;, oblique ; o-ro[ji.a, bouche).
19. On donnele nom de Cyclostomes (grec, xùx/.o;, cercle: aTo;ia bouche), aux poissons cartilagineux qui ont la bouche arrondie comme les Lamproies et les Myxines. Ce.s poissons sont aussi appelés .Suceurs.
Enfin les géologues ont découvert dans les terrains liasiques des Gryphées qu'ils ont désignées par les noms de Plagiostomes et de Cyclostomes. Il ne faut pas confondre ces Mollusques ostracés avec les Sélaciens dont nous venons de parler.
20. <( L'échinide Diadème et la Plicatule épineuse abondent dans le Lias moyen..."
u Les Echinides sont un ordre des Echinodermes (grec, J/Tvii^, épine; ^éfiAo, peau) : « ils ont le corps plus ou moins globuleux, revêtu par un test calcaire qui se compose « de plaques polygonales, exactement réunies entre elles. La surface de cette coque est « armée d'épines roides, cassantes, de formes extrêmement variables, et portées sur « des tubercules arrondis et mobiles au gré de l'animal, qui s'en sert pour se mouvoir « aussi bien que des tentacules rétractiles qui sont situés entre les épines. On donne vul « gairementàcesanimauxlenomde A/^pns.90»w et deCAij/ftiiynes rfeîn^r... i> Les Echinidi's se j)artagent en trois familles : les Cidarites, les Clypmstres, les Spafanr/oidcs... (Voir page 27, note 20.— Voir aussi la page 29, notes 26, 27, 28, 29, 30.) 0. V.
21. « L'.^vicule aux valves inégales (inser/tiioalvis) abonde dans le Lias supérieur, et u ne se trouve qu'à cet étage. »
« Les .\vii'ules ou Arondes de l'époque actuelle .sont des osfracées cpii ont. au cou-
30 l,A CRÉATION ET L'HUMANITE
DonI les valves, par leur inégale largeur, Sont (lu sol (lu Lias le Irait révélateur.
Témoin de tant de faits, qui pourrait méconnaître Le haut prix des produits que cet âge vit naître? Sous le calcaire épais quel trésor rassemblé ! La nature en travail semble avoir redoublé L'irrésistible effort de son œuvre puissante. Mais l'excès apparaît dans tout ce qu'elle enfante. iNi mesure, ni goût dans ses formations. Nulle trace de règle ou de proportions.
L'ordre avec la beauté, la force avec la grâce. Un ensemble parfait, toute chose en sa place : Tel est, on s'en souvient, le cachet singulier Qu'aux produits du Trias on ne saurait nier. Ici, quel changement! Tout s'enfle et s'exagère, Et la création afTecte un caractère Qu'on ne peut sans stupeur surprendre, étudier.
La flore s'enrichit du superbe Palmier-^ : Et déjà sur le tas des antiques Fougères On sent que vont germer les arbres fructifères.
La faune qui des mers peuplait la profondeur, En des corps sans pareils exerce sa vigueur. Ces corps sont monstrueux, plus monstrueux encore Sont les noms adoptés... C'est le Mégalosaure'^^,
« traire, deux valves égales, à charrière rertiligne. Souvent elles sont allongées à leur « extrémité en forme d'arêtes... » D. V.
22. Le Palmier appartient à la famille des végétaux endogènes (grec, é'v^ov, à l'intérieur ; vEvEà, génération)... 11 y aurait beaucoup à dire sur les Palmiers : nous rappellerons seulement ici « que ces végétaux abondent dans l'hémisphère sud , (( aussi bien que dans l'hémisphère nord, seulement ils ne dépassent pas dans l'hé- « misphère sud le 35", et dans l'hémisphère nord le 40°... Un fait remarquable, dit " Robert Brown, n'est qu'on ne rencontre aucune espèce de cette famille ni dans <• l'Afrique australe, ni sur la côle ouest de la Nouvelle-Hollande, même à l'intérieur du " tropique. Les espèces décrites jusqu'à ce jour s'élèvent à 400... Vin, huile, rire. « farine, .sucre, sel, tels sont, dit Huml)oldt, les produits que l'on tire de cette famille. le auxquels il faut ajouter, dit Martins, cordes, ustensiles, arbres et habitations : véfréic taux remarquables entre tous, non seulement par leur beauté, par leur port élégant « et majestueux, qui imprime un caractère si saisissant de grandeur aut paysages des « régions qu'ils habitent, mais par cette utilité que nous venons de signaler, et par le «1 développement prodigieux des organes destinés à la propagation de l'espèce... »
23. (I Dans les marnes irisées et la partie supérieure du calcaire conchylien, ainsi que << dans le grès bigarré, on voit apparaître un énorme saurien, le Mastodomawus <i (grec, naiTo;, mamelon; ôîoû?, éki'nn^, dent; et a-ajço;, lézard)... Ici se présentent <■ des sauriens plus singuliers encore. Leur taille est gigantesque, et leur ostéologic « rappelle à la fois le.s lézards, les crocodiles, les poissons et les mammifères : tels sont « les Mé(jalosaures (grec, lis'ya;, nEYà'/.oî, grand ; (joùfoç, lézard...» D. V.
r.KOLOGlE KT l' A L li 0 N T 0 I.OG 1 H
Poisson prodigieux, formidable serpent,
Qui dépasse eu longueur rAlligalor-' vivant,
El le Plésiosaure-'", el les Ptéroduclyles-^',
D'une pari vrais dragons-'', de l'autre crocodiles-*",
Avec un appareil disposé de façon
Qu'il pouvait leur servir ou d'aile ou d"aviron.
Les voilà sur les bords où's'écoula leur vie, Couchés sous les débris que leur faim assouvie Entassait autour d'eux, livrant à l'œil surpris D'un monde qui n'est plus les secrets incompris ; Poissons, chauves-souris, lézards et manimifèi'es. Sans doute ils sont déjà parents rudimenlaires Des êtres qui bientôt — ô progrès inlini ! — Vont se développer sur le sol rajeuni.
Nous sortons du Lias ; mais les temps jurassiques i\e sont pas accomplis... Aux couches basiques Trois groupes de terrains vont se superposer. Distincts, non différents, qu'il faut analyser. Ils semblent. du Lias avoir le caractère : Ce sont les mêmes grès et le même calcaire, Mêmes marnes aussi, qui, sous leur tassement, Ont les mêmes dépôts que l'âge précédent.
24. L'Allisatop, auquel uous avons comparé le Mé(jalosaure, est un genre de rrocoilile propre au nouveau monde. On l'appelle aussi caïman. Ce mot alliijator est une corruption du portugais al layarto, le lézard. Le mot lézard dérive lui-même du mot latin lacerta, le lézard.
25. Les Plésiosaures (grec, r"/.r,7t',;, voisin, proche; aaljo;, lézard) sont des Sauriens propres aussi à l'étage du Lias.
26. Les Ptérodactyles (grec, T.-.^m, aile: iàxTu/.o;, doigt) sont des animaux fossiks du Lias.... Cuvier en parle à propos des DragOiis... « Il pense que les doigts de la <' main de ces animaux servaient à supporter une membrane analogue à celle des « chauves-souris. Comme tous les Chéiroptères et les chauves-souris, ils se suspen- K daient sans doute aux arbres et aux saillies des rochers ; comme eux aussi, à en juger « par la grandeur de leurs yeux, ils devaient être nocturnes. » D. V.
27. Dans l'antiquité et le moyen âge, le Dragon joue un rôle fort important dans les légendes héroïques. C'était un monstre figuré le plus souvent sous l'aspect d'un serpent aux écailles impénétrables, muni d'ailes, armé de griffes et de dents aiguës, vomissant par la bouche du feu et des flammes; Ex.: le dragon qui, en Colchide, gardait la toison d'or , ceux du jardin des Hespérides ; ceux de la fontaine de Castalie ; celui qui gardait Andromède et que tua Persée, etc. Dans le moyen âge on parle aussi de dragons tués par le chevalier Gozon et par le chevalier de Belzunce. Dans le symbolisme chrétien, le dragon, c'est le paganisme, c'est le génie du mal, le démon... Aujourd'hui, ce dragon si redouté, ce n'est plus pour le zoologiste qu'un pH'd reptile tout à fait inoffensif, de l'ordre des Sauriens, se rapprochant de la famille des lyuaniens.