Voyez page 6, note
50. Autun, sous-préfecture du département de Saônc-et-Loire, ville fondée par les Phocéens. Elle était très importante à l'époque de la conquête de César et portait le nom de Bibracte. Sous la domination romaine, elle prit le nom A' Auçjustodunum et joua un rôle considérable.
31. « Le Chrome est un corps simple, métallique, qui a été découvert par Vauquelln « en 1797. Parmi les combinaisons du Chrome, lesquelles sont au nombre de six, il « convient de citer l'oxyde vert de chrome, qui se rencontre à l'état naturel aux envi- « rons d'Autun, où il est exploité... Pour obtenir le Chrome à l'état pur, on mêle l'oxyde « vert de Chrome au minerai du Fer chromé, et l'on soumet le mélange, dans un creuset « de terre, à la plus haute température que l'on peut obtenir dans une forge. >> D. V.
52. « Le Brome est un corps simple, métalloïde, liquide à la température ordinaire.., (i II répand une odeur pénétrante, très infecte, d'où lui vient son nom (grec, BjiTjjioç, « puanteur)... Il existe à l'état de bromure de magnésium dans les eaux-mères des « salines de la Méditerranée, d'où en 1826 il fut extrait pour la première fois par le « savant chimiste français Balard, mort le 30 mars 1870. n D. V.^passim.
53. Thiviers est une petite ville du département de la Dordogne, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Nontron.
54. 11 Le Manganèse est un corps simple, métallique, d'un gris d'acier, d'une texture « grenue. Il se combine de dilférentes façons avec l'Oxygène et produit le protoxyde « de Manganèse, le sesquioxyde et le peroxyde de Manganèse.
« Ce dernier est très répandu dans la nature. On lui donne ordinairement le nom de « pyrolusite. Cette substance, gris ou noir de fer, à poussière d'un noir foncé, se ren- « contre et s'exploite en France à la Romanèche, près de Màcon, à Thiviers, près « de Périgueux, et àCaUiron dans TAude, etc.. » I). V.
53. 11 On se sert, dans l'industrie, du Manganèse ou de la [lyiolu.-itL' pour la préi'a-
Ce calcaire"'^ argileux, gypseux, oolithique, Produit, outre le Fer", de la chaux hydraulique -^s, Substance d'un ciment qui, durcissant sous l'eau, Devient impénétrable au tranchant du ciseau.
Ainsi, de jour en jour, de conquête en conquête, L'o?uvre lente du temps s'affirme et se complète.
« ration du Clilore, en sorte que les minerais qui on contiennent ont d'autant plus de « valeur qu'ils font dégager une plus grande quantité de Chlore. La pyrolusite s'em- « ploie aussi dans les verreries pour blanchir le verre fondu : d'où le nom de savon du
56. (i On nomme calcaire (lat. calx, chaux) toute roche essentiellement composée de !• chauv et d'acide carbonique. Ce calcaire se présente dans la nature sous des formes « et avec des propriétés physiques "très diverses ; mais toute roche de cette nature a i< pour caractère essentiel de laisser dégager son acide carbonique avec effervescence, « lorsqu'on la traite par l'acide nitrique. L'étude des calcaires est de la plus haute im- <i portance sous le rapport minéralogique et géologique, aussi bien qu'au point de vue i( industriel. En effet, la pierre à chaux, la pierre à bâtir, le marbre, YalbàU'e, la i< craie, Va pierre Uthof/raphique, la marne, sont des calcaires... »
57. Au-dessus do l'argile se trouvent dans le groupe Oxfordien, des sables et des calcaires terreux plus ou moins oolithiques et souvent ferrugineux. Ce Fer oolithique est exploité non seulement en Angleterre, mais encore en Bourgogne, en Franche-Comté, en Lorraine, etc.
Le Fer, chimiquement pur, est un métal gris bleuâtre; mais, lorsqu'il a été poli, il a l'éclat de l'argent.
Nous ne pouvons analyser ici toutes les combinaisons auxquelles le Fer donne lieu, en se mêlant à l'Oxygène. Nous dirons seulement un mot de son utilité et de ses usages multipliés.
« Grâce à la faculté qu'il possède de se mouler, de se filer, de s'amincir en feuilles, « de se plier en tous sens, de s'aiguiser, de se durcir, de se ramollir à volonté, il se « prête à tous nos besoins, à tous nos désirs, à tous nos caprices. 11 sert à la fois les n arts, les sciences, l'agriculture et la guerre; le même minerai fournit tour à tour >< l'épée, le soc de la charrue, l'aiguille, le burin, le ressort, le ciseau, la chaîne, « l'ancre de nos vaisseaux, la machine à vapeur, le fusil, la bombe, le boulet et la « mitraille. En un mot, ses usages sont tellement nombreux, qu'on peut dire que la '< marche des arts et de la société semble liée au progrès de la sidérurgie (grec, « (Tt'îïijo?, fer ; Ipvov , ouvrage). Toutefois la difficulté de l'extraction et de la fabrication « de ce métal est telle que son emploi est postérieur à celui de quelques autres métaux, .< tels que le cuivre et l'or... »
;jS. ., On donne le nom do chaux au protoxyde de Calcium. Le Calcium est un métal (I blanc, brillant, qui, en se combinant avec l'Oxygène, perd son éclat et se transforme Il en protoxyde de chaux. H n'est pas possible de parler ici de toutes les combinaisons Il du Calcium avec les métallo'ides ; nous ne nous occuperons que de la chaux hijdrau- II ligne (grec 6'5i.ip, eau; aUoç. tuyau)... Cette chaux communique aux mortiers la pro- II priété de faire prise sous l'eau, non par dessication, comme les mortiers ordinaires, Il mais en verhi d'une action chimique particulière qu'ils doivent à la présence de l'ar- II gile... Cette chaux hydraulique est, en effet, produite par un calcaire argileux qui est Il une association de chaux caustique, de silicate d'alumine et de silicate de chaux. Il A la faveur de l'eau, le premier de ces principes réagit sur les deux autres, se com- « bine avec eux, devient insoluble et forme un tout solidaire, doué d'une forte cohé-
(iEOLOGlE ET ['A L li 0 N TO LO G I K 43
Par l'argile et le fer, du groupe Oxfordien Nous passons tout à coup au Rag-Coralien°'.
Ici, sur môme fond même progrès s'opère : Delà base au sommet tout est marno-calcaire. Du globe incessamment la croûte s'épaissit, Et le sol producteur prend corps et s'élargit. D'elle-même la mer se comble en ses abimes : Des êtres qui, vus seuls, nous paraissent infimes, S'unissent par milliers, soudent leurs téguments, S'attachent par faisceaux aux rocs des continents. Et fixant, étendant leur masse agglomérée. Présentent en tous sens une maille serrée D'appendices, de bras, de tubes membraneux, Organes délicats qui, dans ce corps pierreux, Par la cohésion entretiennent la vie :
Polypier merveilleux ''", dont la moindre partie Est un être parfait... Parfois le bloc vivant, Sous l'action des tlots soudain se détachant. Va plus loin s'agréger à d'autres corpuscules. Leur fait part de sa vie, et grâce aux tentacules Drus, épais, et partout si bien grelfés entre eux Qu'ils semblent ne former qu'un ruban sinueux,
« sion... L'ingénieur français Virât a découvert la composition de la chaux hydraulique, « et, au moyen de mélanges divers, il est parvenu à produire des composés analogues, « industriellement employés sous le nom de chaux hydrauliques artificielles... »
59. Le groupe Coralien est appelé Coral-rag par les Anglais, et ce nom est généralement partout employé comme le terme géologique. Bag est un mot anglais qui signifie morceau, lambeau; en sorte que le Coral-rag c'est proprement le terrain ou abondent les morceaux, les restes des coraux des temps paléozoïques. Le Coral, et en français le Corail, est un genre de Polype.
60. « Les Polypes (grec, r.olu;, beaucoup; zoù? noSo?, pied) forment la quatrième « branche de l'embranchement des Zoophytes... Le corps des Polypes est généralement « cylindrique ou conique et n'offre d'ouverture qu'à l'extrémité supérieure, l'inférieure « étant disposée de façon à adhérer aux corps étrangers sur lesquels l'animal est des- <c tiné à vivre. Cette ouverture supérieure est entourée d'une couronne de tentacules « plus ou moins nombreux et disposés comme les rayons d'une fleur composée. (Voir « chap. 1, page 10, note 44.) C'est la présence de ces tentacules qui a valu àccs animaux « le nom sous lequel on les désigne, à cause de l'analogie que l'on a trouvée entre ces « appendices et les bras du Polype ou Poulpe des anciens... (Voir page 27, note 21.) « Quelques Polypes sont libres : telles sont les Hydres elles Actinies; mais, en général, « ces animaux sont agrégés et soudés en partie; ils vivent d'une vie commune, de " sorte que la nourriture prise par chaque individu distinct, à l'aide de ses tentacules, « profite à tous les autres... Ordinairement la partie inférieure de l'enveloppe tégumen- « taire des polypes se durcit et se solidifie de façon à acquérir la dureté et l'aspect de " la pierre. C'est ce support solide qu'on ap|ielle Polypier. » (Voir, pour la constitution des Polypiers, page 10, note 4.3.)
« La forme et l'aspect des Polypes connus est très variable: t;u)tot ils ropicMuti'iit des
.ii LA CRÉATION ET LHUMANITE
Du Mt'aiidni '"•' il a pris ce doux nom : « Méandrine », Qu'on donne au Corail blanc ou la Rose oculine'^-.
D'autres, en cône oblong disposant leurs rameaux, Par la tige et la feuille ont l'air de végétaux Qu'un ligament fibreux à la roche relie. Tel est le polypier dit Caryophyllie^^, Dont les contours, renflés en rebords gracieux, Sont sur[)rise à la fois et plaisir pour les yeux : Gobelets évasés, gerbes éblouissantes.
Qui lancent mille feux de leurs lames brillantes.
Plus loin, voyez l'Astrée*^*, aux chatoyants reflets, Dont les prismes puissants rappellent les etfets De nos soirs empourprés, lorsque à travers leurs voiles Ils laissent voir les cieux resplendissants d'étoiles.
« arbustes ramifiés, tantôt ils offrent l'aspect de masses agglomérées; tantôt on dirait « des lames foliacées.
i( Les Polypes se propagent de diverses manières, soit par des œufs qui, après s'être (( détarhés du corps maternel, vont se fixer au dehors et se développent librement, soit <i par des gemmes ou bourgeons qui naissent et grossissent sur la surface du corps ma- <i ternel, de sorte que les génér.itions successives sont comme greftées les unes sur les Il autres. Quelquefois ces bourgeons se détachent et vont se fixer et se développer ail- « leurs, à la manière des œufs proprement dits. Il en est qui se multiplient par scission « spontanée. Le naturaliste Tremblay, dans ses expériences sur les Hydres d'eau douce. <i a montré que chaque segment du corps qu'on a divisé reproduit un individu com- « plet... ..
61. Tout le monde sait que le Méandre était un fleuve de l'ancienne Phrygie (Asie Mineure)' que ses sinuosités nombreuses avaient rendu célèbre. On dit, par suite, d'une allée sinueuse ou d'un chemin tortueux : c'est un méandre.
62. (i La Méandrine est un genre de corail dont le polypier offre à sa surface un grand « nombre de sillons sinueux ou tortueux, d'où lui vient le nom de Méandrine. L'espèce « type est la Méandrine labyrinthique, qui vit dans les mers d'Amérique... Le genre « Oculine appartient à la mer des Indes... Cependant la Méditerranée en possède plu- ■< sieurs, dont l'une, VOculine rosée ou la Rose oculine est vulgairement connue sous « le nom de Corail blanc... »
63. Les polypiers Caryophyllies sont une agrégation k d'animaux actiniformes (grec <' àxtiv, rayon), pourvus d'une couronne simple ou double de tentacules courts et « épais. Ils font saillie à la surface d'étoiles ou de loges cylindro-coniques, garnies de i< lames rayonnantes et formant un polypier solide conique, fixé par sa base, simple ou à (I peine agrégé. Parmi les espèces simples, nous nommerons la Caryophyllie gobelet « (Carynphyltia Cynthus) qu'on trouve dans les mers d'Europe, et, parmi les agrégées, « la Caryophyllie en gerbe {Caryophyllia cespitosa) qui habite l'océan Indien... »
64. (( Les polypes qui conqiosent le genre Astrée sont dos animaux courts, plus ou " moins cylindroïdes, et pourvus d'une bouche arrondie au milieu d'un disque couvert « de tentacules, en général courts et peu nombreux. Us sont contenus dans des loges < peu profondes (|ui sont garnies do lamelles disposées en étoile, et qui forment par " leur réunion un polypier stellifcre, fixe, polymorphe, mais fort souvent en boule
Esl-pc loul? — Non vraiment. — Plus dur et plus actii', Le Madrépore (î^ ajoute à l'être collectif Ses branches et son tronc, qui, s'allongeant sans cesse, Souvent, au sein des mers, jettent dans la détresse. Malgré tous les calculs, nos vaillants matelots ; Car, inconnus hier, aujourd'hui sous les ilôts Ils dressent à fleur d'eau comme un front de banquise, Où portés sans soupçon — ô cruelle surprise ! — Sur ce récif .vivant dans la mort confondus Navire, gens et biens sont à jamais perdus!
Mais quoi! si de nos jours cette formation Assure au polypier pareille expansion, Qui serait étonné qu'à l'aurore des âges Elle ait pu de la terre élargir les rivages. Au travers des détroits unir des continents, Et de terrains nouveaux asseoir les fondements?
Cela fut, on le voit... Sous la croûte jaunâtre De calcaire marneux, d'oolithe et de plâtre '^'^
05. « Le jrcnre Madrépore (italien, maâre, mère: pora, trou), dont le nom est de- « venu, dans le langage ordinaire, synonyme de polypier pierreux, ne renferme que des « espères propres aux pays chauds. Les polypiers qu'elles produisent sont calraires et « ramifiés en forme d'épis ou d'expansions... Ils se multiplient d'une manière prodi- « gicuse dans les mers du Sud et dans l'Océan austral... C'est à cette famille qu'appar- M tiennent les espèces de polypes qui, réunis en myriades innombrables créent, dans « certaines parties de l'océan Indien et du Pacifique, ces îles appelées vulgairement Il îles de Corail, et ces immenses récifs qui sont d'autant plus dangereux pour les « navigateurs que leui's pointes les plus élevées sont toujours à fleur d'eau, attendu « que les animaux qui les forment ne vivraient pas hors de la mer... »
Ofi. 11 a été parlé du calcaire à la page 42, note 50, et de la marne à la page .Si, note 6. On peut voir aussi, pour l'oolithe, la note 20 de la page .38 : nous ne nous étendrons ici que sur le plâtre.
« Le plâtre (grec, rV.aTTr,;,, modeleur) est un sulfate de chaux calciné qu'on « réduit en poudre et que l'on emploie, délayé avec de l'eau, pour cimenter les « pierres, les moellons, faire des enduits, etc. Lorsque le pl<àtre est bien préparé, il « doit dégager de la chaleur au moment où on le mélange avec de l'eau. Une fois « gâché, c'est-à-dire mélangé avec de l'eau, il se combine avec cette eau, dont une « partie disparaît dans cette combinaison ; ses particules s'agrègent en petits cristaux « qui se feutrent les uns dans les autres, et il se prend tout entier en une masse solide. « C'est sur cette propriété qu'est fondé son emploi pour le moulage et dans les con- « structions, où l'on s'en sert pour revêtir les murs et les plafonds...
« Lorsqu'on gâche du plâtre avec de l'eau tenant en dissolution de la gélatine ou de « la gomme, on obtient une composition appelée stuc, qui est susceptible d(; prendre « le poli du marbre, et qui acquiert, en séchant, une dureté égale à celle de la « pierre.
" Avec du plâtre aluni', c'est-à-dire mêlé avec de l'a/un et du sahic, on obtient une " matière très dure avec laquelle on fabrique des dalles...
« Enfin, le plâtre est très employé comme amendement en agriculture... >■
î LA CKI'ATIO.N I- T i/IIUMAMITb:
Du sol Coralien (Cural-rag des Anglais)
Les plus grands polypiers ont leurs Ij'pes parfaits.
Nous y trouvons aussi VExogyre virgule, Les bivalves delta, VAstarté minuscule'^''', Dont la conque allongée en forme de cornet El les flancs relevés d'un épais bourrelet, Dans l'ensemble, sous des dimensions réduites. Rappellent en petit les noueux Cératites"^**.
Le nombre des sujets supplée à leur grosseur, . C'est un entassement dont l'énorme épaisseur Ecliappe à tout calcul, passe toute mesure.
De ton pouvoir fécond, admirable nature. C'est un signe éclatant qui se révèle en tout. Ni le temps, ni la mort, ni rien n'en vient à bout. Que prouve contre toi cette matière instable Qu'ignorants, aveuglés, nous croyions périssable, Tandis que, grâce à toi, la dissolution Est un ferment nouveau de reproduction !
De la partie au tout que le lien se brise : La synthèse aussitôt fait place à l'analyse ; Mais jamais, non, jamais, sur ton sein répandu, Ce qui fut ne périt.., A ce qui l'a perdu Tu redonnes un corps... Tu redonnes la vie A l'atome, au néant; et notre âme ravie. Sur terre, dans les airs, dans l'Océan sans fond. Contemplant tes beautés, en amour se confond. Et qui méconnaîtrait ta vertu souveraine, 0 Mère, qui, toujours bienfaisante et sereine, Au respect de tes lois soumets les éléments, Les faisant tous servir aux progrès sûrs, mais lents, De tes combinaisons!... Salutaire hai-monie! Par tes soins le présent au passé se relie ; Et ces rapports heureux dans la succession Font l'ordre et la clarté de la Création.
07. Les Ostrarés abondent dans les terrains Jurassiques en général ; mais VExogyre virgule, les Bivaloes Délia et VAstarté minima sont caractéristiques du groupe coralien.
On sait qu'Astarté était le nom d'une déesse phénicienne, regardée comme la reine du ciel. Dans l'Ecriture sainte, elle est appelée Astaroth. Le culte que l'on rendait à cette divinité est à peu près le même que celui que les Grecs rendaient à Vénus. On prend souvent ces deux divinités l'une pour l'autre.
<■ Les zoologistes modernes ont donné ce nom mythologique à un mollusque coni< chifére de la famille des Cardiaccs, Mollusques bivalves qui forment la quatrième ■' famille des Acéphales testacés. » D. V.
OS. Voir, pour les Cératifes. [)age 20. note 15.
(iEOLOCIl': KT l'AI.ÉONTOLOClK 47
C'osl un encliaînoincnl repu lier, inélliodique, Où lo fait par le l'ail incessamment s'explique ; Où suivant le progrès que le temps accomi)lit, Dans l'évolution que tout être remplit, La Terre, chaque jour plus dense dans sa masse, Confirme les effets de sa force vivace.
Ce développement prédestiné, certain, Du f^roupe Coral-rag mène au Portlandien '^^.
Celui-ci, sous le pic qu'un bras ferme dirige, Apparaît aux dépôts d'argile Kimmeridge "" ; Mais sondez plus avant... Sous ce terrain marneux Le ciment de Portland se déploie à nos yeux Plus dur que le romain 'S quand sur l'humide plage L'Anglais industrieux l'applique à son usage.
Voyez ces l)locs puissants qui, placés bout à bout, Fermeraient, au besoin, la rade de Plymouth"^, Ces digues, ces remblais, le phare d'iuldystone, Breakwater, Devonport, dont la grandeur étonne. Ces réservoirs fameux où des rocs entassés D'une mer, hors la mer, tiennent les Ilots pressés :
ù'j. Lo groupe supérieur des terrains Jurassiques est le groupe Portlandien. Ce groupe commence par de puissants dépôts d'argile et se termine par les calcaires dits (le Portland. (Voir page 42, note 56;.
Ij'ile de Portland, qui a donné son nom à ce groupe, est située dans la Manriic, sur la côte du comté de Dorset, à 6 kilomètres de Weytmouth. On trouve dans le sol de l'ile une des meilleures et des plus belles pierres de taille que l'on connaisse, dite jiierre de Portland. On sait aussi que le ciment de Portland est l'un des plus renommés et des meilleurs qu'il y ait au monde. (Voir page 42, note 58).
70. Nous avons dit (voir note précédente) que le groupe Portlandien commençait par de puissants dépôts d'argile. Cette argile, c'est l'argile dite do Kiinmeridf/6, laquelle est caractéristique. Nous avons parlé du pays autrefois appelé Kymmery, Camhria, aujourd'hui pays de Galles, page 4, note 15.
71. Personne n'ignore à quel haut degré de perfection les Romains avaient porté la fabrication de leurs mortiers et ciments. On peut le coHSfater, et on le constate en effet tous les jours par l'examen des constructions romaines qui se sont conservées jusqu'à notre époque. 11 ne faudrait pourtant pas croire que les Romains eussent, pour la fabrication de leurs ciments, des moyens plus perfectionnés que les nôtres. Le ciment de Portland ne le cède en rien au ciment romain. Il peut même acquérir plus de dureté.
72. Plymouth, ville et port militaire de l'Angleterre dans le comté de Devon, au fond d'une vaste baie, à l'embouchure de la Plym. Ce sont trois villes dans une seule. Ces trois villes sont : Plymouth proprement dit, Stonehouse et Devonport. Son port, un des plus beaux de l'Europe, se compose aussi de trois ports. On y remarque une digue, la digue Breakwater, qui est un chef-d'œuvre, et l'admirable phare d'Eddystune... A Devonport, les docks, l'arsenal et les chantiers couverts sont vraiment d'une grandeur faite pour étonner; mais rien n'égale l'immense réservoir, véritable mer emmagasinée, où l'on garde assez d'eau pour approvisionner cinquante vaisseaux de ligne.
j LA CHÉATION ET L IIUMANITK
Poiisnioulh^^ le ^rand PorLsraoulh, dont les rades profondes Sont l'orgueil d'Albion ^'' el l'effroi des deux mondes : Eh bien! ces murs épais, ces docks, ces arsenaux, Du Porllaiid ont tiré tous leurs matériaux.
xVinsi, nous profitons des produits d'un autre âge; Et ces trésors cachés, que le passé ménage Aux besoins du préseni, sont autant de liens Par qui li' sol nouveau so rattache aux anciens.