TERRAINS CRÉTACÉS
Dépôts wcaldiens ; Dépôts uéocomieus ;
Tehrain crétacé inférieur { Grès verts ;
Craie verte; Craie tuffeau ou tufau ; l Craie marneuse ;
Terrain crétacé supérieur \ Craie blanche ;
( Déuudation ; La Crau. — Légende qui s'y rattache. — Le mirage de la Crau. Le Foraminifère.
Le groupe de PorLlnnd, qui iranche en ses calcaires Et dans son dur ciment, oti're des caractères Où nous pouvons déjà soupçonner, pressentir L'approche de la Craie'... Elle va donc sortir
7:J. l'oitsinuiilli (.'st le preinier établissement de HMvine militaire ilu monde. Ija rado immense de S])eetl)ead, entre l'île de Wight et la cote, lient contenir mille vaisseaux de lipie.
74. Ce mot Albion date de loin. C'est le nom que les indigènes donnaient à la Grande-Bretagne à l'époqne de César. De nos jours encore on l'oniploic fréquemment, surtout en poésie, pour désigner l'Angleterre et sa puissance.
1. « Sur le terrain Jurassique reposent d'immenses dépôts crétacés que l'on divise « en deux formations: l'inférieure et la supérieure ; la formation inférieure se subdivise « en cinq étages : dépôts wealdiens, dépôts néocomiens, grés vert, craie verte, craie « tuffeau (voir, pour les explications, les notes 3, 4, 5, 6, à la page suivante): la « formation supérieure est celle de la craie propreme7it dite... Est-il besoin de dire que la « craie, c'est un calcaire, et que le calcaire est un carbonate de chaux? (Voir page 42, <i note 5G)... La craie blanche dos terrains crétacés supérieurs est de toutes les craies (( la plus pure. C'est celle qui, mélangée avec de l'eau, fournit le blanc d'Espagne... « La craie marneuse, qui fait aussi partie de cette formation, et qui est recouverte par « la craie blanche, s'emploie surtout pour les amendements des terres... » (Voir page :!i, note (i.) 1). \.,passim.
GEOLOGIE ET PA EEONTO f,OG lE 49
Du vaste seiu des mers, celU; leire nouvelle,
Cette création si féconde et si belle,
Où tout est g^radué, logique, conséquent,
Où l'élage qui suit s'unit au précédent,
El", selon une loi toujours nette et précise,
De dépôts en dépôts découvre à l'analyse
Grès, calcaires gjpseux, stratification
De terrains, de produits, dont la succession.
Par de constants progrès, sans effort ni contrainte,
Conduisent jusqu'au sol qui porte notre empreinte.
Les groupes sont distincts ; mais il existe entre eux Comme un enchaînement de rapports curieux Qui de l'ensemble ont fait une masse indivise, Où chacun a le trait qui le caractérise.
Au-dessus du Portland parait le Wealdieu'^ ; Puis, successivement, le Néocomien'"', Le green sand des Anglais, le grès vert, où domine Un fonds arénacé qui de fer s'agglutine^ ; L'étage où le calcaire oppresseur, triomphant. Se substitue au grès, et, partout s'étendant, A l'orgueilleuse Craie assure la conquête. Verte ou Tuffeau'"^, qu'importe? elle est là toute prête
2. Le plus anriLni Jes dépôts crétacés doit sun nom aux parties du comté de Kent, du Surrey et de Susscx appelées weahl (forêt), parce que c'est là qu'il a été le mieux étudié.
3. Les dépôts néocomiens (grec, vie;, nouveau ; xoniî^u) ou ■i<,\i.im, je soigne et quelquefois : j'apporte, j'amène) n'avaient pas d'abord été distingués des autres étages des formations crayeuses; rependant sa position constante, ses fossiles caractéristiques en font un étage parfaitement distinct des autres.
4. Le mot Greensand, en anglais, signifie Sable vert : c'est ce que nous appelons nous Grès vert.
!>. ic Au dessus du Grès vert se placent la Craie verte et la Craie tuff'enu... La Craie « verte ou Craie chloritée n'offre par elle-même rien de lemarquable... Il importe, au « contraire, d'insister sur la Craie tuffeau...
« Ce mot tuffeau ou tufau vient de tuf (en lat. tofus). On désigne vulgairement soits (I le nom de tuf une substance blanchâtre et sèche, qui tient plus de la nature de la « pierre que de celle de la terre, et que l'on trouve assez généralement au-dessous de « la terre végétale... En géologie, en distingue les Tufs calcaires, les Tufs siliceux et « les Tufs volcaniques.
'< Los Tufs calcaires ne sont autre chose que du carbonate de chaux formant parfois " des masses considérables à la surface du sol, ou il a été déposé par les eaux qui s<- « sont chargées de matières calcaires en traversant des dépôts plus anciens. Ces Tufs « sont plus ou moins compactes, plus ou moins fins, plus ou inoins tendres, et ils rcn Il ferment fréquemment des débris de plantes et de coquilles terrestres ou fluviatiles.. <i l'.irmi les variétés de co calcaire, on remarque le Travertin, que l'on exploite à « Tivoli, près de Rome. Ce Tuf a la propriété de durcir à l'air. La plupart des édifices, « soit modernes, soit antiques, de Uomc soi;t construits en Trarcrtin ou Pierre de
A fournir à nos mains mille malériaui Pour les construclions, pour les divers travaux, Villes, maisons, palais, oil l'homme avec adresse Sait étaler son luxe ou cacher sa détresse.
A quoi bon distinguer, suivant la profondeur, L'étage le plus bas du sol supérieur ? La Craie impose au loin sa force souveraine : Elle gravit les monts, elle court sous la plaine ; Et, dans les gisements, en haut, en bas, paiiout. Ce sont mêmes produits, mêmes aspects en tout.
La mer nous a laissé pour témoins de la vie Tout le genre Enfermé, Mye et Pholadomye^, Acéphales divers, testacés'', crustacés^.
Dont on retrouve encor les téguments pressés, Fossiles précieux, types vraiment uniques, Dans les calcaires dits Pierres lithographiques''.
M Tivoli... Au contraire, la Craie Tuffeau est un Tuf en général sableux et friable. « Faute de mieux, dans certains pays, on en fait usage pour les oonstnirtions, mais « il s'écrase aisément et se désagrège rapidement sous l'action de la pluie ou de l'air « humide...
« Les Tufs siliceux sont en général formés par des eaux minérales chaudes.
« Les Tufs volcaniques sont formés par des amas de petits fragments scoriacés, « accumulés autour des volcans... Ces Tufs, quand ils ont été remaniés et agglutinés « par les eaux, donnent des pierres de construction d'excellente qualité... »
D. V. passim.
6. » Les Myes, les Pholades et les Pholadomyes sont dos Acéphales du genre des « Enfermés, elles sont caractéristiques des terrains crétacés.
« Parmi les Acéphales, ainsi nommés parce qu'ils n'ont pas de tète, il y a les Acé- « phales tesfacés et les Acéphales tunieiers; et les Tuniciers forment eux-mêmes deux K familles : les Tuniciers proprement dits et les Agrégés... Les Testacés et les Tuni- « ciers proprement dits peuvent vivre séparés les uns des autres, et c'est en général « ainsi qu'on les rencontre, c'est-à-dire individuellement... Les Agrégés, au contraire, « vivent réunis en une masse commune, la coquille chez eus étant remplacée par une « substance cartilagineuse, très mince et très flexible, ils se rencontrent rarement dans « les terrains paléozoïques, tandis que les autres y abondent.
« Les Enfermés ont reçu ce nom parce que tous les Mollusques qui composent ce « genre vivent enfoncés dans la vase, dans le sable, dans la pierre ou dans le bois.
« Les Lustraires s'enfoncent perpendiculairement dans le sable vaseux; la Mye « se rencontre dans le sable de nos rivages ; les Solémyes, Solcns ou Manches de cou- « teaux se trouvent aussi dans le sable du littoral ; les Pholades percent les pierres, « le bois ou s'enfoncent dans le sable, et vivent dans les trous qu'elles se sont pra- « tiques; les Tards sont célèbres par les dégâts qu'ils produisent en perçant les « bois plongés sous l'eau, tels que pilotis, coques de navii-es, écluses, etc.. »
D. V. passim
7. Voyez page 23, note 14, pour les Acéphales testacés en général.