‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 55 sur 88 · CHAPITRE TI · texte numérisé non relu

CHAPITRE TI

La pensée et la seusibilité, les désirs et la mémoire, l'imagination et la raison d"après la science naturaliste moderne. — Conséquences de cette doctrine. — Les degrés de l'instinct dans les animaux supérieurs. — Le shiRe.

Penser, juger, parler, privilèges humains. Apanage dont Dieu nous dota de ses mains, Couronne au triple éckil dont notre âme se pare. Qui de tout animal noblement nous sépare. Les Darwin, les Hceckel et leurs nombreux tenants Ouvriront-ils les yeux à vos rayonnements ? L'âme immatérielle en vain les illumine : Hélas! à la nier leur science s'obstine. Mais qu'est-ce donc pour eux que penser, que sentir? Les actes de l'esprit, d'où les font-ils sortir?

— Tout cela, c'est l'etTet d'un mouvement complexe Qu'ils nomment dans leur langue une action réflexe i.

ton? les regards: l'isolement des groupes spérifiques remontant aux premiers âfres du monde, le maintien du cadre organique général à travers toutes les révolutions du globe. Voilà pourquoi je ne sain-avi être darwiniste. »

1. Voiri ce qu'on entend en général par action réflexe... « La plupart de nos mouvements sont précédés d'une impression perçue, dont le mouvement est en que^iue sorte la réponse ; mais souvent aussi il arrive qu'une impression chemine par les fibres sensitivcs vers la moelle ou vers l'encéphale, puis se réfléchit, dans une direction centrifuge, sur les filets moteurs, sans que nous en soyons avertis. La propriété en vertu de laquelle le système nerveux peut faire succéder un mouvement à une impression, bien que celle ri n'ait pas été sentie ou perçue, a reçu le nom d'action réflexe ou de pouvoir excito-moteur. On doit mettre sur le compte de cette

is^ i.A i.iii AïKiN i:t 1, II I mamti';

• — Vous ne coiniuiiiicz |i;i.s.'' — Kii l)ioiiI mmis le cerveau - Chaque sens se concenlre au dedans d'un noyau ^, Doù le nerf spécial, par ses poinlcs ru<i-ueuses. Alteinl et fait vibrer les cellules nerveuses''. Vibrer, i;"esl s'émouvoir : et la sensation, Tel est le résultai de l;i viliration.

Au jeu de riuslruiiieul •' loulc pièce concorde:

« faculté l;i i>lii|i;iil ilr- riioinciinnl-. iii\ ntuiilaii'cs, tels que le clignement des paupières, Cl le chemiiicinciil ilii ImiI ,iliriiriil;iii r il.nis l'intérieur du canal digestif, etc. »

Dici.NLv m; VoHEi'iEKRE, Dict . (ncycl .

Ajoutons que l'Ecole moderne ail lil à ladioti >r/!rj-r ou poiicoir excito-moteur tous

les phénomènes de la pensée, l'uis 1.^ |-,ii> ijc I inuigination, de la mémoire, etc., etc.

1. K Le cerveau est la partie supérieure di- l'encéphale : il en est aussi la partie la <' plus considérable : il couronne de ses largos dimensions l'axe cérébro-spinal. A l'ex- 1. térieur, la face supérieure présente sur la ligne médiane un sillon profond, appelé I. ijranie scissure. Cette scissure partage le cerveau en deux moitiés, appelées hémis- ( plières... .Au-dessous de lui, dans les fosses occipitales inférieures, est le cervelet ; 1. enfin, entre le cerveau et le cervelet d'une part et la moelle épinière de l'autre, et i< leur servant d'intermédiaire, se trouve l'isthme de l'encéphale. L'encéphale {(■/, dans ; " xî;aA>|, tête), c'est-à-dire la masse nerveuse contenue dans le crâne, se compose don<- 1' de trois parties : le cerveau, le cervelet, l'isthme de l'encéphale qui. lui-même, se " compose du bulbe rachidien et de la proiubérune.e annulaire, appelée aussi moelle •■ alionijée. nn-iid île l'enerjiliale, mésacéphale, pont de Yarole.n

DuriNEv DE Vonm'iERHE, Bict. encycl.

lî. I Des milliers de libres .sensitivcs et périphériques de chaque moitié du corps " aboutissent d'abord à un noyau cellulaire intracrànien, la couche optique ; de Mt, •• elles rayonnent vers les cellules corticales des circonvolutions ; enfin d'autres libres !■ partent de ces cellules corticales et convergent vers un autre noyau cellulaire, le corps <•■ strié, d'où s'irradie enfin tout le système des fibres motrices périphériques, relié ■1 d'autre part aux cellules du cervelet, qui semble être simplement un centre coordi- « nateur des mouvements. Comme les cellules corticales des deu.x hémisphères cérébraux ■• sont réunies par des fibres transversales, il en résulte que les hémisphères, les deux « couches optiques, les deux corps striés, forment un système complet, dont les diffé- « rentes parties se .lient ajiatomiquemeut et physiologiquement. Lhomme est-il sain et " adulte, alors l'instrument est harmonique et vibre juste: les cir<'onvolutions sont '■ gonflées, épanouies; leurs sommets s'élc\ent également à la surface des hémisphères... <• .\u contraire, dans la sénilité, la démence, les maladies mentales, certaines circon- <• voiutions s'abaissent et s'effondrent: ce sont des notes qui ne raisonnent plus.... En i' résumé, tout système nerveux quelque peu développé chez les invertébrés aussi bien « que chez les vertébrés se ramène à une partie cellulaire consciente, en relation de f continuité avec deux systèmes nerveux, l'un afférent, par où arrive l'excitation sensitive, <■ l'autre efférent, par où se transmet l'incitation motrice. »

Docteur Ca. Li:toi'iîne.\ij, liioloyie, pages ioT et io8.

Â. Voyez, ci-dessous, la note 7 de ce même chapitre vi, ainsi que la note 10.

3. L'instrument dont il s'agit ici, c'est le cerveau, ^ous n'ajouterons rien, pour en expliquer le jeu, à ce qui se trouve dans la note 3. Faire l'analoniie du cerveau et de l'encéphale, en analyser tous les actes, cela n'est pas de notre compétence. Il faut, pour étudier ces graves question", avoir recours aux traités spé'iaux. Nous n avons voulu, dans ce passage, que donner une idée de la manière dont la science naturaliste moderne explique la production des phénomènes de sensibilité,, de i)ensée et de conscience.

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