Voyez, ci-dessous, la note 10 de ce chapitre
10. L'erreur de Darwin, c'est d'attribuer à la lutte pour l'existence, à la sélection, a l'évolution, la puissance de modifier indéfiniment les organismes dans une direction donnée, de manière à ce que les descendants directs d'une espèce constituent une autre espèce distincte de la première... « Jamais une espèce n'en a enfanté une autre par Il voie de dérivation. Admettre le contraire, c'est en appeler à l'inconnu et substituer une II possibilité aux résultats de l'expérience... Pour admettre la transformation physiolo- II gique de la race en espèce, fait contraire à toutes nos connaissances positives, Darwin II et ses disciples repoussent les résultats séculaires de l'expérience, de l'observation, et II leur substituent un accident possible et inconnu! Eh bien! je le demande à tout esprit « vraiment libre, à tout homme sans préjugés s'étant quelque peu occupé de sciences, « est-ce sur de pareils fondements que l'on assolerait une théorie générale en physique Il et en chimie? »
De Quateefages, De l'Espèce humaine, liv. X, chap. x, pages 70, 71, 72, passim.
Le même auteur (même ouvrage, liv. II, chap. x) avait déjà dit : « Les doctrines
darwiiiistes reposent sur une dérivation progressive et lente, sur la confusion de la II race et de l'espèce. Par conséquent elles méconnaissent un fait physiologique indéniable ; « elles sont en opposition a\oc un autre fait, conséquence du premier et qui éclate à
BIOLOGIl-; ET ANTlIllOl'OLddl K
Nous n'évoluons pas... Qu'arrive-l-il en somme?
C'est un homme nouveau qui remplace un autre homii
Tandis >\ncrnluer, mot clairet positif,
Exprime un changement absolu, décisif,
Par oii ce qui n'était qu'un simple mécanisme,
L'ensemble du tissu d'un heureux organisme,
Et le jeu régulier d'un ressort bien monté,
Devenant sentiment, raison et volonté,
La brute disparaît, et l'œuvre se consomme
Dans un être pensant, supérieur, dans l'homme.