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e,.|e, l't enfin
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l't des traits
1.,... ,l,.,Min,.||,.. lail,.. ;, Koilon/ ,,iil III, r 1,11,. iiiipoilaii,.,. ,|,i,. MM. ,!,■ Onalrefages
et llainj. oui ,.|.|, | voir il,,iiii,.|. I,. ,„,iii ,!,■ ,.,.||,. I,„.alil,. à r,.|,H.|Ml,l,. ,l,.s rac'S plus ou
moins braehy(.cplial,.s ,l,.iit il s'agit ici.
25. La cavern,. ,lit<. ,!,■ V ir<iiiiiiic-Mnrt est situ,'e sur un haut plat, -au ,1,' la Lozère. Elle a été par(i,-,ili,T,.|ii,.|il ,.|ii,li,.,. par MM. linua ,.| l'|.|iiii,.|.,.s.
20. On appi'll,. /i/-(ic/ii/rr/,/i-ilrs l,.s |i,ipii la I ioii^ iloiit los iii,livi,liis M' font remarquer par la rondeur ,l,i ci-.im,'. (.fv./..-. i-ouit ; •..^v./.,. tét,.| ,■! ,/„I,r/,„rrp/,„lr^ <.,.|l.-s dont les iiiiliviiliis ont li. crâne allongé (^^,■/.■7/;,-, lonjr. et,.ndu en lonKin'iir; ■x-f/.Ar,. tête).
H 1 0 1. 0 ( ; 1 1: 1 ; i' a n t 1 1 h ( ) v o l o g 1 1 jds
Et que lo règne liiiinain dut à ce croisement, Â des métis heureux, son développement.
Les uns étaient guerriers, les ;iulres pacifiques-'; Ceux-ci petits, mais Torts ; ceux-là, plus énergiques, Ont plus de taille aussi-*, partant plus de beauté. L'Homme de Cro-.Magnon aime l'activité.
Indocile au repos, il demande à Tespace L'expansion, la vie où se plaît son audace. 11 est ambitieux et ses goûts sont divers. Le tleuve, en s'écoulant, le mène au bord des mers. Là, devant l'inlini, dont la grandeur l'excite. Contre les tlots mouvants il s'enqtorle, il s'irrite. Mais il saura garder l'objet (jui l'a séduit : Pour lui l'excursion ne sera pas sans fruit : Ses trouvailles seront le trésor des familles.
Voyez! au Cro-Magnon, de nombreuses coquilles -^ - Sont là pour attester ses instincts voyageurs. Combien, aux bords lointains accordant leurs favem's, Restèrent, et, mêlés aux peuples du rivage, Formèrent avec eux un fécond métissage?
Les races de Canstaill et Je Cro-Magnon étaient liouc/inr'/i/iaies. Les races de Furfooz, de Grenelle et de la Ti'ucliere étaient hracitija-phulcs.
Pendant l'époque quaternaire, toutes ces races durent se mêler, se croiser, tantôt se fusionnèrent et tantôt se juxtaposèrent. Puis de nouvelles races vinrent s'ajouter aux précédentes, même avant l'arrivée des Aryas. Ceux-ci se .portèrent plus particulièrement vers les régions occidentales, en sorte qu'au nord et au sud persistèrent leurs prédécesseurs. Enfin eurent lieu les invasions liist riques... « ("est du Miélange de tous ces élé- « ments, dit M. de (Jualrefages, brasses par la guerre, fusionnés par les habituilos de « la paix, que sont s.u-ties nos populations européennes. »
27. Les hommes de Grenelle et surtout ceux de Furfooz étaient de petite taille... Ceux de Furfooz paraissent avoir été émiMCtninent pacifiques, il. hupont n'a rencontre ni dans leurs grottes ni dans leurs sépultures aucune arme de combat.
'28. La race de Cro-Magnon était grande... le vieill,ir<l avait environ l'°,82, la femme 1™,GG : leurs os sont épais et solides... Vn front très ouvert, un grand nez étroit et recourbé et bien d'autres indices perinelti-nt de sup|ioser que leur vijage n'était p.as sans beauté. Les lioninie> dr (.n. Maaimii .•t.ii.nt i's>enti>'lleineMt chasseurs, guerriei-s. Tout ce qui reste de leur iiiilu-liii' (irouvc qu'ils s'occupaient presque exclusivement de leui>s armes.
29. A Cro-Magnon. on a trouve pins de trois cents coquilles de Liltoriim lillui-fa espèce océanique. .\ Laugerie-Bassc. on a ie( ueilli bon nondire de Cyprxii Rufa et de Cyprxa lurida, qui sont incontestablement méditerranéennes. Dans la grotte du (iouidan (Pyrénées-Orientales) on en a trouvé ipii avaient dû être ramassées en jrartie dans les Landes aux envir ms de Dax. en partie aux environs de Perpignan. Quelipies-unes parmi celles de Laugeric-Basse n'ont pu venir que de l'ile de Wiglit. Li ■^ 'rrM,i;li>ilvtes du Périgord et des Pyrénées faisaient donc de longs voyages.
•Voir DE OuATREKAGEs, D(' i /Cspècp fiumainr. \i\. VIII. j)ns-:i„i.
)(i I.A CHK AT (ON RT I/IIUMANITE
(Jn'il iliil r\\ rlic ainsi, ii"('sl-ce pas (Hideiit? KsI-il un Imniilus, un tail, un accident
Di.i^nrd'allrnli nii l"a nLliropologisLe
Iir-silf! à iHoclaiiicr (juc ce mélange exisle^"?
Oui, sous luus les clinials, au sud, au centre, au i Je le trouve paitout, ô mon vieux Périgord! Rien ne peut entamer ton type impérissal)le : L'élément étranger te laisse inaltérable^'. Il semble, à ce contacl. (pic ton sang généreux Passe à des rejetons jilus sains, ])lus vigoureux, Et qu'ainsi transfusé, son principe vivace Donne k tes alliés les vertus de ta race! Sans toi, sans ton concours, dans la nuit de l'oubli, Canstadt avec Furfooz serait enseveli.
S'il en fut qui, marchant à la suite du renne, Près du pôle glacé se firent un domaine. Que sont-ils devenus?.. — Sans grâce ni beauté, Ils ont, dans le Lapon, gardé leur pureté.
Mais ceux-là dont le sang à ta source féconde Put se vivifier, répandus dans le monde. Grâce à ce croisement, grandis, régénérés, Tes dignes fils enfin, sont encore admirés 32.
3U. « Ainsi, dit M. i\r nti:itreni^:-ps, iliins l;i Lozère (cavenic de rHnmiiie-Moi-t), « comme :iux environs de Marseille (station de Géménos), la rare de Cro-Magnon « apparaît en plein temps de la pierre polie, mais avec un mélange de caractères qui i( accusent l'influence d'un sang étranger. Sur le littoral méditerranéen, comme dans « les hautes Cévennes, nous la surprenons au moment où ses tribus commencent à se i< fusionner avec celles qui leur apportaient les premiers éléments de la civilisation « moderne. 11 n'y a rien d'étrange à ce que de simples chasseurs aient été plus ou « moins absorbés par la pupulati.jo plus di'iisc qui possédait des bestiaux et élevait des « dolmens.
<■ Mais pas plus ^ur crll,. de C, « réelicrn.'ul dispani. Oii l.i siiil a I
M. '> A .Soiutré, dans les U naires... dans les grottes s( L'ii Helgicpio dans les caveri
lois,
Toss,
ivn.TS le> âges, ,
en,„re, la race de Cro-Magnon n's Il la retrouve dans certaines popu-
neulilhi.iiie. p|:i, ,lrs ,1,. la Mani, la ir ,•( à Ni\
■llr.... !,- lN|,r ,1
\ l'an- iiiènir
e.s à roté des sépultures quatcr- : <ii Allemagne, près du Taunus ; ell.-i : aux environs de Paris, dans ■ Cio Magnon s'associe à ceux des les fouilles de l'Hôtel-Dieu, celles ràiios de la même race, remontant
il en .'si d.i plus
récents... .l'ai moi-même, par deux
des traits qui
ne poin aient s'aeroriler qu'avec
1 nous parlons. .
^..>■■s, De r/ispè
c /,n,nai,u'. liv. Vlll. pas-si,,,.
•fages, à la note Iti de ce chapitre viii, que corde Furfooz et de Grenelle), à l'époipie où eurent rlliiial (Mil ielerent le trouble dans les sociétés
Bi;(»l.(»(ilK I:T ANTIIKdl'Ol.dd I I.
Sans coiili'slc lu lus. a f,!-.' .|uatfiiiaire, Le type ([(iininiiiil , le vrai roi de la Teriï'.
Kli! ([ui s'éloiuii'rail que sur liiuinaniU'' l/lloiiinie de Cro-Ma,i(iion ail eu l'autorité? N";ivail-il |i,-is [inur lui la force avec l'adresse''-*? Il av.iil. ;i\,iiil loiil. la r.icullé maîtresse, (Jiii nicl rii M'Iicf |i,ir drs >ii;iirs certains (]e qui de raiiiui.il disliiii;ui' les liutuains.
XoTis l'avons (•(lll:^tal^' : di'jà les .-ui-. utiles OtiiMiriil à srs hcsoins des n—uinTrs r;iril(>s: Il a\,iil iiivrnlr les divers iii>l iiini(nl> Où la loi du iirov'!'»^-^ piviid se- (•oiiMucuceiuents : (Juc dis-ji'.' il sut li-oii\iT 1rs l'orincs ::racieuses Oui' l;i lualiciv doit .îux mains industi'ituises : H se donna \r luxe et les biens supertlus-''\
Mais en lui ce qui frappe et qu'on aime encore plus, ('-'est que. dès le début de son humble origine, il a des mceurs, il a de l'essence divine Un sentiment exquis, profond, respectueux : Il est vraiment humain, il est religieux-''''' :
naissantes de Cro-Magnon, durent rnurclii r mms le iioid à la suite du renne, tandis que d'autres de même racé, aceonipagnant le IioiiiiueUu <l le- cliaUKjis. se tiausportcient sur les plateaux du Jura, des Cévennes et des Alpes. \ lia pourquoi sans doute les naturalistes suédois ont reeonuu dans le nord de la péninsule Scandinave la présence d'une race bradiycépliale ancienne, qu'ils identifient a\ec les vrais Lapons. De même, M. de Qualrefages et M. Hainy, admettant un tyiie laponoïde, y rattachent avec la race de Grenelle -Un assez grand nombre de pojiulations échelonnées dans le temps et répandues à peu près dans l'Knrope entière et, en particulier, conservées dans un état de pureté à peu près [larfait, les po[iulations (pii, de nus jours encore, occupent les Alpes du Dauphiné.
:i.i. M. Hamy a retrouvé h i)eu prés partout le type de Crd-.Magnon : dans la collection des crânes basques de Zaraus : en Afiiiiue, dans les tombes mégalithiques explorées surtout par le général Faidlierlie et chez les tribus kabyles des Beni-Masser et du Djurjura; aux Canarii'S, dans la collection du lîarranco-Mundo de Tônériire ; dans les Alpes Scandinaves, ou lis It.ili-.ar liens mit coiisiTié d'une manière Indisrntalile la haute taille, les cheveux m.H- rt !.■ trint Iniin .1,- ,iMti,ii,r> ,Ii,,sm-uis du l'eriy„id. V.,v,-/ les' notes G, 7, 9, 2S, J!i dr ■ r cli ipilir viii.
:\ une autre vie? Avai.r.l il- cm.' i.liji.Mi .' Kcoutons M. de (Juatrelages.
" A coup siîr. les liiliu- d. I.i Madeleine, de Bruniquel, devaient reconnaître i\r- « chefs, et c'est ]ioui- i-uK -m- (l.inlc (pic l'on sculptait ces poignards en ivoire d.- " mammouth dont il a île p.ule plu-^ haut... Existait-il une hiérarchie ? ... On a iiu " trouver la preuve de ce lait dans de gi.indes pièces en bols de renne, présenlani on « type assez uniforme, volontairement amincies et habituellement deiori'es :imc on .( soin tout particulier. Tant.'.t iAh-< -«ut .Titierov, tantôt vers l'um- ilr lenr^ ivtrémili- •( elles sont percées de un à ipiatir ;;r:inil- ti'..ns LuinN. (;,- >ini;nliiTs i.jij.l- ne M,nt « pas certainement des ai-nn- ■. mi s a wi il.'- Ii.l.in- ,lr CDnini.indi'nirnt.
208 l,A CHKATION ET f/IlUMANITÉ
Il ])L'r(;()il, il coiniiiciid lV;xisleiice future ; Il iccuMiiail un Dieu, inailic de l,i nature.
i:ii JMen! voilà le nn'ud de la discussion: Du lu'oblènie c'est là (pfest la suluLiun.
l/aniuuila l'insUncL, même Fintelligence^'^; Mais il n'a pas de irur-urs. il n"a pas de croyance.
l.'lionmu' (|uak'riiaiii' ciiiyait-il à iiiK' aiitri' vie? La réponse à rette question lu" saurait ètro douteuse. Les soin.s donnés aux sépultures attestent que les chasseurs de Menton, rouinie reux de Solutré et de Cro-Magnon, pensaient que leurs morts auraient des besoins au delà de la tombe. Ce que nous savons de tant de peuples sauvages de l'époque actuelle ne permet pas d'interpréter autrement l'ensevelissement avec le corps des vivres, des armes, des objets de parure, placés à côté du défunt.
L'homme de cet âge avait des croyances. II est difficile de ne pas voir de véritables amulettes dans un grand nombre de petits objets, tous percés de manière à pouvoir être portés autour du cou, et sans doute les Troglodytes de la Vezère leur attribuaient des vertus analogues à celks que leur prêtent encore aujourd'hui bien des tribus sauvages... M. Viette admet que ces amulettes sont autant d'images du soleil... et il conclut de ce fait que l'homme de Cro-Magnon adorait cet astre et avait inventé le dieu solaire, qui aurait été retrouvé plus tard par les Égyptiens et les Gaulois.
Voir DE (JuATREFAGEs, De l'Espi'ce humaine, liv. VIII, passim.
M. Vi.\ez et lisez avec soin tout le livre I" de l'ouvrage de M. de Quatrefages, si souvent cité dans ces notes, afin de bien comprendre les grandes divisions des différents êtres, en empires d'abord, suivant le naturaliste Pallas ; puis en règnes, d'après Linné, savoir: le règne minéral, le règne végétal, le règne animal, auxquels M. de Quatrefages. pour des raisons (ju'il expose avec une clarté et une précision admirables, ajoute le Rèyni' /niniiiiii.
.< Plus je réfléchis, plus j.' m.' r,,iilin,ir ilaii^ la cu,i\ i,li,,n ^nr l'homiue et l'animal « pensent et raisonnent eu veitii <luiie faculté qui leur est commune et qui est scule- « ment énormément plus dévelop|iée dans le premier que dans le second .. Ce n'est « donc pas dans les phénomènes se rattachant à l'intelligence, qu'on peut trouver les « bases d'une distinction fondanienùle entre l'homme et les animaux... Mais on « constate que chez l'homme il se produit trois phénomènes fondamentaux auxquels « se rattachent une multitude de phénomènes secondaires et dont rien ne peut nous « donner une idée, pas plus chez les êtres vivants que chez les corps bruts: 1° l'homme <i a la notion du bien et du mal moral, indépendamment de tout bien-être ou do toute « souffrance physique ; 2" l'homme croit à des êtres supérieurs pouvant influer sur sa « destinée ; 3° l'homme croit à la prolongation de son existence après cette vie.
« Ces deux derniers phénomènes ont habituellement entre eux des connexions tel- « lement étroites qu'il est naturel de les rapporter à la même faculté : la religiosité. V Le premier dépend de la iiionililir
: l.a niiisr n,r„„,nn' à laqurllc rr,M.Milri,t le- phéiiomciM's de rclioin^ilc et de niora- . lilé, s l'a|>|i.'ll,Tn]|s \-,}i,,r /,„,„„i„r.
[IJuaiit aii\ plii-iHinicrirs eux inèirii-^. | < ils iT^xislent que chez l'homme et il est
(. iii\|ii>s-.il,|,. ,1, !■ riiii|i,,il,iiirc. IN ili-liiiuiiciit iliiric l'homme de l'animal au même
(, tilrv (|iic le- i.lhiM.iiiriM s il,- I iiiIrlIm.iKT .li-liiJL'Ncrit l'animal du végétal, (|uc les „ plirii.HiiciK- i\r la , „■ ,I|.| , ii ijiMiil le v racial ,lu i.iiiieral. Ils SOnt do.ic les aUribufs
BIOLOGIE ET A N T II li 0 1' 0 I. 0 i; I E 2
Si haut que soil son laii.?, sa beslialitr' Demeure inditl'érenle h la Diviiiilé, Tandis ((ue l'être liumaiu, aussi lias ()u"iiii le place, S'unit au Créateur que sa pensée einiirasse.
Précisons, insistons: religiosité, Distinction du bien, du mal, moralité, Tels sont les attributs qui sont propres à l'Homme, Qu'on ne saurait nier, et par lesquels, en somme, Hors du règne animal noblement rejeté, n se juge, il se sent, il voit sa primauté. Proclamons, retenons ce que ce fait enseigne : — L'Homme est un être à pari : tout seul il forme un règne, Règne dont on ne peut exclure l'animal, Qui par le végétal se lie au minéral.
Mais qui reste distinct dans sa large limite.