‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 60 sur 88 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

La suite de la Création, et le je ne sais quoi et le je nr sais des naturalistes. — Notre concluriiou. — Dieu ou l'Être créateur.

De la création j'admire ici la suite Au début sont les corps bruts, inorganisés'. Dans l'espace et le temps mêlés, juxtaposés. L'éthérodynamie-, à son oeuvre fidèle.

1. Le règne minéral (roriis bruts, inorganisé?) est raractérisé par des phénomènes de deux sortes : les mouvements képléricns (ainsi nommés parce qu'ils s'areomplissent suivant des rourbes de même nature en obéissant aux. lois dérouvertes, en IGtS, par le grand astronome allemand Jean Kepler), et les mouvements physico-chimiques, attribuables les uns et les autres à l'action de deux forces : la f/ravitation et Yéthérn- Jynanae.

La grautatidii est la cause inconnue, le Je ne .sm.f i/iini qui fait mouvoir les astres. Newton liii-mémc, malgré tout son génie, n'a pu nous dire quelle était cette cause cette force; il n'a pu que la constater.

2. L'éthérodynamie (a'Or.p;, éfher; S-j/v.;!.::, force) est \c je ne sais quoi, la cause inconnue à laquelle se rattachent tous les phénomènes physico-chimiques. Ces phénomènes sont très nombreux: on les a attribués à l'action de forces distinctes, telles ([ue l'électricité, la chaleur, le magnétisme, etc. ; de nos jours, les physiciens les ramènent tous il n'être qu'autant de nianileslalinns des ondulations de l'étlier. Or, ipi'cst-cc que

!io 1, \ i:i;i: ATioN i:t lu i m w iti-

Kii j(Miil Ifs rirrnnils i|iii se |MM-.li-;iiHiil sans cllo,

i:i n'alisc ainsi ivllr .-olirsKui

Ou (lu ./'■ ,'?'■ suis qiini la l't'vrialion

l'onr- la |in'niii''re fois vicul s'imposer au inonde.

Puis niMis avons la vie et la sève féconde'', l.a vég(''talioa dont la plante est le fruit, Force active qui naît, meurt et se reproduit, Sans jamais se soustraire aux lois de Torg-anisme Dont le je ne sais quoi règle le mécanisme.

Mais ce je ne sais quoi qu'on ne peut définir, Le verrons-nous sans cesse à son heure venir?

Hélas ! les faits obscurs,' l'inconnu, le mystère De nua.iics épais semblent couvrir la Terre. Noms sttuunos emportés comme en un tourliillon. Kt l'éblouissement aveugle la raison.

Triste rébellion où notre orgueil se pose : Nous acceptons l'efTet et repoussons la cause .

Organisme complet, phénomènes vitaux Sont les ti'aits distinctifs qu'offrent les végétaux ;

ori'C. la fo/'rr i{iii est la riiiisr inriminir drs iilléiinniPiK-; |iliysioo-chiiniqilPS, et ;'i

iqiii'lli' on a dciTiné li" nom lYi'l/iérodi/namic.

Voir nF. QuATREFAGEs, Di' l'Espi''!'!' Iiiiiiinini'. liv. I. chnii. i. :;. i l.i< \('Silan\ sont des êtres organisés. Au premier abord, ils nous apparaissent, romnii- li'^ mimiaux, pesants; ils relèvent donc do la gravitatirin . Nous remarquons oMsuilr i|n iK siiiit le siège de nomt)reux phénomènes physieo-chimiques, que ces pliéiioniriiis \ i-oiil très \<iriés, qu'ils sont même indispensables à leur existence et que, |i,ii- II. CCS êtres subissent aussi l'action A^Véthérodynamie. Mais ces phénomènes ne

-'mi plissent pas chez eux de la même manière que chez les minéraux. 11 y a ici une

lurce (le plus, laquelle, sans èlre en antagonisme avec les forces brutes, les domine et règle leur action par ses lois. C'est ainsi qu'au lieu de cristaux, elle fait produire des tissus, des organes, des individus, qu'elle organise les germes et qu'elle maintient dans l'espace et dans le temps, à travers les métamorphoses les plus complexes, ces ciiscmbles de formes vivantes définies que nous appelons les espèces. < (.cite force, cette cause inconnue, ce je ne sais çhoî auquel il faut attribuer les phénomènes qui caractérisent les êtres organisés, nous l'appellerons la vie. « La vio (cette cause inconnue qui produit la filiation, la naissance, la mort) est-elle une force intelligente, ayant conscience du rôle qu'elle joue et de la domination

; qu'elle exerce sur les forces brutes subordonnées? Non, certes. Comme ces forces, elle a ses lois générales et constantes. Toutefois, nous ne trouvons pas dans l'appli-

; cation de ces lois et dans les résultats qu'elles amènent l'absolu mathématique des lois et des phénomènes de la gravitation et de ïetherodynamie. Leur mode d'action semble seulement osciller entre des limites qui restent infranchissables. Cette espèce de liberté et les bornes qui lui sont imposées s'accusent par la diversité constante dos produits de la l'i'e, diversité qui contraste d'une manière si frappante avec l'uniformité des produits de It't/térodynnmie. Toi^s les cristaux de même composition, formés dans des circonstances identiques, se ressemblent absolument; on ne trouve jamais sur le même arbre deux feuilles également pareilles. .. En soniiiic. le regiii' végétal est laractérisé par des phénomènes de trois sortes : plié-

i: I 0 loi; 1 1-; i r \ ntii p.n l'OLoi; 1 1-:

Mais liiez eux iniiis avons la vie iiiciinsi'iciilc : Dans ranimai s'v jdini une ànie inldli-enli- ' Oii le ./V lie suis i/iini, i\r iMiiivraii siii-vcnanl. Se ciunitliquc a[ii'rs cimiii iIii,/'/' m' siiis nniniinil.

Kh! ([iii saura jamais commcnl |iar l'àim' Inimaine De la cri'ation pù( s"al Ioniser la rhainc. L'âme liumaini' qui voil au dda du (onilicau EL qui conleniple en Dkmi |.' Imcu. le vrai, le l.cau?

Ah! cerl.'s, loin de uhd d'ainoindrir la sm^nec. Et de prondiv en di'dain sa vasie exinTienn' ! Mais lorsque, pour eoniliu-i'. il le-i,. à r.iire mi pas. Pourquoi loyalenu'nl ne le fail-elle p,i< ? Pourquoi, quand sous ses yeux Ion! marclii' el lioil p Ouaud file ri'comiail (pi'aux eonlins de l'espèce

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(le trois forces :

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