‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 63 sur 88 · CHAPITRE PIIEMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PIIEMIER

Cantonueiupnt primitif de l'homme. — Migrations par terre et par mer. — Les Touugouses et la race moiigolique. — Les Aryas et la race caiicasique ou iudo-eiiropéeime.

Depuis le jour béni, glorieux, fortuné, Oîi l'embryon humain fut enfin fécondé, Que de commotions sur la terre et sur l'onde Ont tour à tour changé l'atmosphère et le monde ! Bien des fois les climats par suite ont varié, El bien des fois aussi l'homme a modifié Ses coutumes, ses lois, ses mœurs et ses usages.

Oh! qui pourra jamais, au travers des vieux âges. Suivre l'humanité dans ses migrations, Arracher à l'oubli ces nobles nations Qui, sous un ciel clément, avaient su les premières D'un état social prendre les caractères ?

Hélas! jusqu'à ce jour, sur cette antiquité, On erra dans le vide ou dans l'obscurité. Point d'affirmation : on soupçonne, on présume ; On s'attache aux objets que la science exliume; Et ces objets douteux sont des occasions Pour étendre le champ des suppositions.

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On ;i «liilir su|i|.os.'' qiir, vers le siiil. les <iiiic> Qui d(; llliiiiuliiya euiivrcuL les noirs aitiiiK's, A l'ouest TAla-Tau, puis les monls de Holor, A Test le Kueii-Lun, l'Altaï vers le nord, Enceignent le yilaleau qui de l'espèce humaine Fut le lieu d'origine et le premier domaine : Berceau prédestiné, d'ineffable douceur, Dont le ciel til longtemps un jardin enchanteur '.

Mais ce centre commun, région plantureuse, Qui de l'homme nourrit l'enfance vigoureuse, Comme un vase profond que la liqueur enqiiil. Déborda promptement; et de son sein jaillit Vn Ilot impétueux de tribus, de peuplades-, Kt de hardis chasseurs, que leurs instincts nomades, La l'ain) et ses besoins pressants, toujours nouveaux. Attachaient sans relTichc aux pas des animaux.

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