‹ La création et l'humanité; poème en trois parties avec citations, notes et éclaircissements divers. Par J. ArbelotChapitre 65 sur 88 · Anisi. 1 ait · texte numérisé non relu

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Les uns, lancés au nord à la suite des rennes '. Atteignirent aux bords des mers sibériennes. D'autres vers le uiidi, dans un premier élan, Ne dépassèrent pas le Tliibet, l'Hindonstan^, D'où sans doute, plus tard, à la gène indocile, Leur trop-plein s'épancha de presqu'île en presqu'île. Ils quittèrent des lieux devenus trop étroits. Et franchissant les monts, les isthmes, les détroits, Laissant partout les fruits de leur sang prolili([ue, Par Péluse et l'Egypte ils peuplèrent l'Afrique'.

D'autre part, leur ardeur, hors des grands conlinenl; Malgré les tlots jaloux et la fureur des vents, Sur de légers radeaux les porta jusqu'aux îles. l>eurs rames ne pouvaient y rester immobiles. On n'y stationna que pour prendre l'essor : Et Sumatra, Java, les Célèbes, Timor f^, Tout l'échiquier enfin des mers d'Océanie Servit à les conduire aux plages d'Australie.

De même, à l'orient, sans doute nous déviions Décrire les courants de ces migrations, Préciser, définir comment dès l'origine, Toungouses et Mongols s'établirent en Chine : Comment, vers l'Occident, Sémites, Aryens, S'avancèrent aux bords méditerranéens :

Comment, loin de l'Indus, et du Gange, et du Phase, L'Inde put, par ses fils, parvenir au Caucase : Comment l'arbre grandi près du lac Caspien Couvi'it de ses rameaux le sol européen. Et sous les noms divers de Pélasges, d'Ibères, De Gaulois, de Germains, ces peuples congénères. Tiges d'un même tronc, et pourtant ennemis, Mais tous à la grandeur, à la gloire promis,

.■?. Pour qu'on so renclc liicii coiiiiitt' de racconiiilisscnipnl probable de ces grandes migrations par terre et par nier, nous lonseillerors de lire le savant ouvrage de M. de Quatrefages, Les Polyncsienx et leurs mii/ratiom, 1868, et, dans celui que nous avons si souvent cité et mis à contribution, savoir De l'Espèce humaine, le livre V, chapitres xv, xviii où il rappelle et raconte lexode des Kalmouks du Volga, les migrations polynésiennes, les migrations à la Nouvelle-Zélande, les migrations en Amérique.

Lire aussi, livre V, chapitre xix. ce qui se rapporte à l'accUmutation de l'espèce et à l'influence du milieu et de la race.

4. Voir une carte de l'Asie centrale et <ie l'Asie méridionale.

;i. Voir une carte de l'Asie occidentale et une carte d'Afrique.

•i. Voir une carte de lAii'^tralie et de l'Océanie.

224 LA C.UI-ATION KT I.' Il l' M A M T !•

Des rives de l'Euxiii jusques à rAlhniUqiie, Implantèrent partout la race oaucasique".

Nous devrions dire aussi quel lien merveilleux Dans le type a formé l'accord mystérieux Des nombreux éléments d'où, par le parentag-e, Le corps, l'esprit, les mœurs, les arts et le langage, Sous différents climats prenant différents traits, Des temps et des milieux attestent les effets^.

7. " A elle seule, l;i rare aryano nous cnsoif;m' |iiiiii' ainsi iliie l'histoiri' de l'espèce « tout entière. Nous la voyons sortir du Bolor et de l'IIindou-Koh. doseendre en Boun kharie, parcourir la Perse et le Caboul avant d'arriver dans le bassin de l'Indus « (Voir la carte d'Asie.) Onze stations jalonnent cette roule franchie parlesAryas avant 11 d'arriver jusqu'au Gange. Là, nous les trouvons marchant pas à pas, tout en lançant " eu avant-garde quelques-uns de ces héros pieux qui tuaient les rakchassas et prépa- « raient les conquêtes. Aujourd'hui la race est sous les tropiques dans l'Inde, sous le « cercle polaire au Groenland, où les Norwégiens et les Danois modernes ont rem- « placé les rois de la mer : elle couvre une immense région à climats plus ou moins « tempérés ; elle a des colonies partout.

« L'espèce humaine, à ses débuts, a dû procéder comme les Aryas. Au sortir de leur K centre de création, c'est lentement et d'étape en étape que les colons primitifs, « ancêtres de toutes les races actuelles, ont marché à la conquête du monde désert. « Par là, ils se faisaient peu à peu aux conditions d'existence diverses que leur impo- « sait le nord ou le midi, l'est ou l'ouest, le froid ou la chaleur, la plaine eu la « montagne. Divergeant en fous sens, et rencontrant des milieux différents, ils se « mettaient graduellement en harmonie avec chacun d'eux. L'acclimatation, marchant H ainsi du même pas que les conquêtes géographiques, était moins meurtrière. Certes, « pour être adoucie par la lenteur de la marche, la lutte n'en existait pas moins. A coup <( sûr, de nombreux pionniers s int tombés en route. Mais les survivants n'avaient Cl en face d'eux que la nature, et ils ont pu aller jusqu'au bout; ils ont peuplé le « monde. ..

De Quatrefages, De l'Espèce humaine, p. 176 et 177

Voyez, i"iiir lis détails, lis notes 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 du chapitre x de la deuxième •partie, et siutimt li' iliapitre vu de l'ouvrage de M. Alfred Maury, Z(i Terre et l'Homme: Distribution des racas humaines à la surface du globe.

8. « L'homme a d'abord, sans doute, peuplé son centre d'aiiparitimi et les con- « trécs immédiatement voisines. Puis il a commencé l'immense et multiple voyage qui « date des temps tertiaires et dure encore aujourd'hui. 11 a traversé deux époques « géologiques; il en est à sa troisième. 11 a vu le mammouth et le rhinocéros prospé- " rant en Sibérie, au milieu d'une riche faune; tout au moins il les a vus chassés par « le froid jusque dans le midi de l'Kurope; il a assisté à leur extinction. Plus tard,

jjo.ssession des Baren-ltindi ; il a poussé ses colonies jusque dans le , peut-être jusqu'au pôle lui-même, en même fenqjs qu'il envahissait ,iétv ilu tii.|ii.|iii-. altriL'iiait lV\tremiti' des deux ^tmihIs cnnlinents

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iil.i . 1 rs liivi rs genres de vie auxquels il s'est livré, les diflié-

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