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Nous (livrions... Mais (•(ininioiil. ((''daiil ;i noire oiivio.
Pénétrer les secrets de !'anlliropol();2:ie ?
Sans guide et sans tlambeau, pourrions- nous d'un œil sûr
AfTronler les détours de ce dédale obscur'!'
Pourrions-nous dans la nuit répandre la lumière
Et de tous ces tombeaux ranimer la poussière ^ ?
Je sais bien que l'on a des instruments nouveaux Pour mesurer le crâne et jauger les cerveaux. Mais, quand on a décrit l'ampleur de l'encéphale, L'arcade sourcilière et la ligne frontale ; Quand on a des deux points de l'os pariétal Calculé le sinus de l'angle facial; Quand on a relevé pour marque distinctive La langue à flexions et l'agglutinativ
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Il lie notre espèce. CJuand vint l'époque glaciaire qui, selon toute apparence, rendit .1 inhabitable la première patrie de l'homme, ces tribus durent émigrer à leur tour. « Dès lors, la terre n'eut plus d'autochtones; elle ne fut plus peuplée que de colons.
9. [Toutefois] « les races les plus anciennes que nous connaissions, les races quater- « naires, n'en sont pas moins encore représentées de nos jours, soit par des popula- .1 tiens généralement peu nombreuses, soit par des individus isolés, chez lesquels <- l'atavisme reproduit les traits de ces ancêtres reculés... (Voir la note 20 du cha- .1 pitre vin de la deuxième partie.) D'ailleurs, aux indications tirées des caractères phvsi- " ques et physiologiques s'en ajoutent d'autres empruntés à des ordres de faits très diffc- ■( rents... tels que la conformité de croyances, de mœurs, d'usage, etc.. La coni- K paraison des langues surtout jette d'ordinaire un jour inattendu sur les problèmes en u apparence les plus difficiles. »
De Ouatrefages, De l'espèce humaine, liv. VII, chap. xxm, passim.
10. Nous avons vu (note 1 du chapitre I de cette troisième partie) que les trois forniei» fondamentales du langage humain sont : les langues monosyllabiques, les langues agglutinatives et les langues à flexion.
u Les langues monosyllabiques ne se composent que de mots d'une syllabe avec une u signification fixe, c'est-à-dire de racines pures n'exprimant aucune relation. Le '( même mot, le même son peut représenter un substantif, un verbe, une particule, un- « nominatif, un génitif, un temps présent, un temps passé, un actif, un passif, etc., etc. ■< Les dirtinctions se font principalement à l'aide de la place qu'on donne à ce mot ■i dans la phrase.
« Dans les langues agglutinatives, la relation s'exprime par une classe de mots ' particulière : cependant, le plus souvent, ces mots relatifs n'ont pas, à proprement •> parler, une existence indépendante. En général, les mots qui représentent la relation •.. se collent, pour ainsi dii'e, à la fin du mot de signification resté immuable.
« Ce qui caractérise essentiellement les idiomes spécialement appelés langues à u flexion, c'est qu'il y a fusion complète de la signification et de la relation. T nais « que, dans les langues agglutinantes, les mots sont formés par des membres dont 11 chacun conserve encore son individualité, dans les langues à lexion ces membres se « confondent en un seul organisme, de façon à n'avoir plus d'existence distincte.
« La langue chinoise est le seul véritable représentant des langues monosyllabiques.
u Les langues agglutinantes sont celles qui renferment le plus grand nombre Il d'Jdiomes. (Voir la note i de ce chapitre.)
Il La classe des langues à flexion est la plus élevée de toutes : elle comprend les
220 LA CREATION l-T l/IHIMANITE
Opposé les couleurs, les usages, les lois; Quand on a mis (Mifiti tout en œuvre à la fois; Au physiipie. au nioi'al, on arrive à conclure Que les hommes ont tous une même nature*'.
Ah ! sans doule il en esL que leur position Fait vieillir dans l'enfance ou dans l'abjection'^ ; Qui, d'un milieu fatal subissant l'influence, Semblent destitués même de Tespérance ; Qui, peuples sans honneur, races sans dignité, IN'ont que l'extérieur propre à l'humanité : Qu'importe? Ils ont en soi la semence féconde, Et, du progrès si peu que la loi les seconde. Au banquet de la vie appelés h leur tour, De la gloire, eux aussi, verront briller le jour'^.
« langues des peuples qui, do tout temps, ont niarclié ;i la Iclc de la civilisation, i- (Voir aussi la note 1 de ce chapitre.)
Voir et lire avec soin dans l'ouvrage de M. Alfred Manry : la Terre et l'Homme, le chapitre vni où il est traité, avec l'autorité d'une compétence incontestable, des langues en général, et de leur distiibution géographique. C'est de là qu'a été tirée la note qui précède.