‹ La création et ses mystères dévoilésChapitre 45 sur 114 · En réponse aux savants qui pensent que le soleil · texte numérisé non relu

En réponse aux savants qui pensent que le soleil

communique sa chaleur et sa lumière par les ondulations, nous dirons que ce système se justifie seulement à l'égard de la lumière, mais non pas à l'endroit de la chaleur. En effet, lorsque des nuages viennent à masquer le soleil, la chaleur cesse immédiatement; souvent même, si le nuage est trop épais, un froid sensible se fait sentir à Tinstant, et il dure jusqu'à l'apparition nouvelle du soleil; d l'exception de cer^ tains jours de l'été, oii les rayons du soleil ont auparavant imprégné la terre de leur brûlante chaleur; et lorsque le soleil se présente de nouveau, à l'instant même le froid disparait et la chaleur se fait sentir : elle arrive avec une rapidité pro» digieuse.

Cependant, si la chaleur a cessé, la lumière a continué d'agir tout le temps que le soleil était couvert ; elle s'est seulement un peu affaiblie. Il est donc a peu près prouvé que la lumière, si Ton veut, se transmet par ondulations; mais il n'en peut être de même de la chaleur.

Nous avons une autre preuve de cette vérité. Une bougie allumée porte la lumière à une grande distance, l'ondulation de l'air la transmet tout autour et sur les parois de l'appartement ; la chaleur, au contraire, rayonne à peine autour de la mèche enflammée.

Il faut donc faire une distinction bien tranchée entre la chaleur et la luoiière, qui émanent toutes les deux du soleil ; elles ont leur source dans le feu solaire, mais ce sont deux effets différents d'une même cause.

300. — Le feu du soleil n'est pas un feu grossier, tel que celui que nous allumons à notre usage ; le soleil a un feu primitif tout pur, d'une essence électrique et magnétique, qui se conserve et se renouvelle toujours de la même matière homogène, avec le même principe. Ses propriétés spéciales sont l'attraction et la réflexion : il attire par sa masse et il réfléchit par ses parties.

. Ce (m n'idst ni liquide, ni solide ; il esl bieii inèàttdescent, toujours prêt à accueillir les molécules qui sont forcées de lui venir de tous les côtés; ses pores sont constanament ouverts, unt pour recevoir les àtOmes qni lui arrivent peYpétneUem^t qttid pour émettre perpët^iettemenl aussi les bayons éléctri^ê^. Ce teu et <;es l'ayons né ^nt pas éblouissants» ni rouget, dans le corps même t)u soleil ; ils n'acquièrent cette propriéié (|H*en sortant des pores de la masse et aussitôt <fa*\h mût en contact avec l'air (1).

301 — Ces rayons sont des jets étincelants pleins du feu électrique de la matière solaire; ils sortent de tout le contour du soleil et vont porter jusqu'aux bornes de sa constellation les bienfaits de cet astre dominateur.

Ces rayons filtrent à travers Téther dans tout l'espace; leur passage est instantané ^ et, dès qu'ils arrivent à toucher les corps des planètes, ils s'y mettent en communication.

Les atomes homogènes de l'atmosphère absorbent la (Valeur, la conservent et l'augmentent tant que les rayons agissent; plus ils agiront, plus Tair de l'atmosphère s'échauffera, particulièrement lorsque le soleil les darde perpendiculairement.

302. — Ainsi, le soleil émet sa chaleur, non par ondulations, mais par vibration directe ; au contraire, la lumière $d propage et se maintient par ondulations. En voici une preuve bien convaincante :

En été, la terre, à son aphélie, est plus éloignée du soleil qu'en hiver; la différence n'est pas moindre de 1,250,000 lieues ; cependant la chaleur que nous éprouvons est plkl^éBe^ gique dans la première saisoa qae d^ l'antre. Ctet <pê le soleil nous dardé ators ^éft rayMÈ phis vertiidftleoMtt; Îôdê, t'èsi la vibration directe qui nous apporte la chaleur.

0) Voyez la note L, à la fin du volume.

il Id ehÀtettf dOUé àttivftit pàt* voie d'ohdtlfàtio^, e^l-i^ tfx'^a hiver, dafl^ la saison oô te Soleil se trouve pks rappfocbë éé^ te t^fHâ de l,2i&0;090 U^es, Itô ondukittoh^ à^'^nt timim de tfaemitt à partôurir, leur effet ne se ferait piais sentir {dtis vivement, ètlaéUMeuf* ne devrait pas ftôti^ paHeiiir aVèc ^bfô (te viôlénée (ij^'èn été ? 0^j puisque c'est l'effet contraire qui se manifeste, il est donc évident que là ehàiètt^ bé frotis est pas transmise par ondulationi^.

Ainsi, il nous parait démontré que la chaleur t)Ol»s arrive dA soleil par -vibration ou émissicm directe^ dont rintensitë est en rapport avec la position perpendiculaire de Taétre. Mais s'il y a émission, il y a nécessairement consommation ; et s'il y a consommation « il est besoin de matières fraîches pwr reproduire et restituer ce qui a été perdu.

àÔS. — L'a î'umtèt-è, tîôu$ FàVoïiâ dit, nous vient par ondtilatioUs; elle nous arrivé avant que le soleil paraisse le matin, èl élte nôufe éckire lors tnênie que le soleil est couvert de tfùâ^^gte, M èncôfé îai^rès qlill a passé au-dessous de Thorizon : è*èst telte lûmlèipe q\ie nous appelons lé crépuscule.

Mais si la lumière s'est amalgamée aux ôndés de Tàtmosphèfé et se (conserve plus longtemps que la chaleur, c'est ube preuve que Tair possède infmimeht plus de principe lut&tneui qu'il n'a de principe calorifique.

304. — Pourquoi y a-t-il dans l'air plus de principe lumineux que de principe calorifique? C'est que dans lesévaporations qui passent de la terre dans l'atmosphère, il y a, ^ outre de l'élément électro-minéral, le phosphore, qui émane continuellement des animaux et des végétaux; l'homme même en fournit sa 'portion> et dans la division des atomes le principe phosphoriqûe volatilisé reste en partie proportionn^le attaché à l'atmosphère.

On devrait supposer alors que l'émission continuelle de ce phosphore terrestre doit suffire dans âôlre atmosphère pour

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donner également la chaleur et la maintenir au9si . longtemps que se maintient la lumière; m^is cette remarque , qu'à la disparition du soleil la chaleur cesse et la lumière reste, établit que dans les atomes terrestres phosphoriques il se fait une séparation de deux principes, dont Tun passe dans les hautes régions, attiré par Tastre souverain, et l'autre reste dans l'atmosphère.

305. — Quant aux taches qu'on observe dans le soleil, sir John Herschell a reconnu qu'elles se partagent en deux ou en un plus ginand nombre; dans cet état elles offrent tous les caractères de cette extrême mobilité qui n'appartient qu'à Tétat fluide et de cette agitation excessivement violente qui ne semble compatible qu'avec Tétat atmosphérique gazeux de la matière. Le même savant écrivait en 1828 que Textrême subtilité de la lumière est telle que, dans la longue série des âges, les émanations du soleil ne peuvent pas sensiblement altérer les dimensions de ce grand corps, et il ajoute (1) : c< Il est probable, d'ailleurs, qu'il a les moyens de compen- (c ser ses pertes, quoique la manière dont s'opère cette res- « tauration nous soit inconnue. »

Nous prenons acte de ces deux observations de l'éminent astronome, et avant d'y répondre, nous en noterons une autre d'un célèbre astronome de Rome, le père Secchi. Celui-ci s'est aperçu que la chaleur des bords du disque solaire était presque la moitié de celle du centre, et que les points également éloignés du centre, en déclinaison, n'étaient pas également chauds.

En résumant ces trois faits, qui paraissent venir à l'appui de notre système, il nous reste à nous demander ce que sont ces taches et pourquoi la chaleur varie d'un point à l'autre du soleil?

(i) Lecoutdriea, Panorama de$> mondes, page i4S.

306. — Relativement aux taches remarquées dans le soleil depuis Scheiner et Galilée, qui ont été les premiers à les apercevoir, jusqu'à nos plus récents astronomes, elles ont été considérées comme des ouvertures provenant de volcans ou d'autres causes, et qui seraient nécessaires pour transmettra Tair à l'intérieur d'un globe habité. Cela, en grande partie, nous semble exact ; mais la quantité des taches et leur variation évidente, nous indiquent aussi une autre cause : cette cause, ce serait la réunion de masses de molécules qui, venant de mille directions différentes, comme tribut des planètes envers le soleil, se rassemblent attirées sur un point déterminé, où elles restent jusqu'à ce qu'elles aient passé au filtrage de incandescence solaire, pour sortir en rayonnant de son atmosphère étincelante.

307. — Nous avons indiqué dans le chapitre précédent, numéros 285 et suivants, les sources de Talimentation du soleil. Lors donc que les émanations des planètes sont attirées vers cet astre, la niasse énorme de ces vapeurs ne peut manquer d'être perceptible jusqu'à obscurcir un point de sa surface. Cet effet explique catégoriquement les deux énonciations de sir John Herschell, car ce fait spécifie clairement la cause directe et alimentaire, qui forme en partie les taches en question.

Quant à l'observation de Taslronome de Rome, concernant la différence de chaleur sur quelques points du soleil, Texplication en ressort de la même cause, attendu que là où se porte la masse des vapeurs non encore recueillies ni purifiées par le soleil, elles doivent nécessairement empêcher la transmission d'une partie de la chaleur qui s'arrête en elles en les traversant, de même que si, sur un feu grossier de nos foyers, nous jetons du poussier de charbon, la partie couverte sera pour un moment moins chaude et moins rayonnante que le feu resté à découvert.

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308. — Ainsi^ quand même une partie des taches du soleil seraient des ouvertures destinées à transmettre et renouveler l'air du globe opaque de cet astre, rien n'empêche aussi que la réunion des molécules, appelées à Tahmentation du feu solaire extérieur, ne produise également des taches. Les détails que nous venons de donner dans les deux articles qui précèdent, joints aux observations que nous présentons dans le chapitre suivant, justifieront notre opinion.

En temps et lieu, lorsque nous aurons reconnu par le calcul la surabondance que laisse le produit des molécules, et que nous aurons passé en revue toutes leurs fonctions, nous acquerrons la certitude que les deux problèmes de sir John Herschell et du père Secchi sont résolus par notre hypothèse.

Provisoirement, nous laisserons le soleil remplir ses brillantes fonctions, pour examiner la planète Saturne, et chercher la raison de la formation de nouvelles planètes.

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