ORIGINE DE LA MATIÈRE
niées dans cette pièce, la corruption des végétaux unie aux exhalaisons des excréments et aux vapeurs de l'animai» avait changé te caractère de l'atmosphère, qui aurait fini par asT phixier ranimai, et être pernicieuse à la santé de Thomme qui le premier serait allé ouvrir la porte (1), si on avait tardé de quelques jours.
Sans doute si ou eût laissé ia moindre ouverture au passage de Tair, naturellement Tair, en se renouvelant, n'aurait présenté que peu de différence avec Tair extérieur.
441. — Donc, si l'enveloppe de l'atmosphère, cette coliche supérieure que nous avons appelée son épiderme, n'avait pas dé pores pour la communication avec les espaces du ciel ; si par ces pores ne s'infiltrait pas un écoulement perpétuel d'atomes provenant de Téther extérieur en échange des atomes, des vapeurs grossières venant de la terre; si, en un mot, les émanations du règne animal, végétal et minéral, devaient se renfermer absolument et être retenues dans le cercle de l'atmosphère, nous le répétons, il serait impossible de vivre à la surface du globe, les effets y seraient analogues à ceux de l'expérience précédente ; ils seraient même bien autrement funestes, car, comme nops le verrons au sixième jour, les exhalaisons de la terre fournissent, au minimum/ 1 5,360,000 milliards de kilogrammes d'air corrompu par jour; ainsi, en quarante jours, il y aurait un dépôt de 614,400,000 milliards de kilogrammesdemiasmes dans l'atmosphère, tandis qne toute l'atmosphère elle-même ne pèse que 523,260,000 milliards de kilogrammes, selon les chiffres de M. Francœur, que nous avons rapportés n® 226.
442. — I' 6i^t donc évident qne l'atmosphère n'est en réalité
(1) Ce que nous avons expérimenté en cette circonstance se vériQe malheureusement trop souvent dans les habitations de certaines familles, et surtout dans celles des concierges des grandes villes, et notamment à Paris.
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qu'une place de transit, pour ainsi dire; elle sert de laboratoire pour les petits phénomènes qui concernent la terre, ensuite pour modifier les émanations et les transmettre, ainsi que nous Tavons indiqué, aux régions . extérieures , en échange d'autres vapeurs fraîches. Il y a donc, pour ce double effet, une loi d'attraction constamment en activité qui soulève et absorbe les vapeurs de la terre avec une prodigieuse énergie; sans cette promptitude, l'air même que nous respirons ne serait pas assez pur.
D'après cette loi,, qui est incontestable, vu la quantité des gaz méphitiques que la terre forme et dont nous venons de préciser le chiffre, attendu que notre gaz grossier et lourd est en plus grande quantité que celui que l'atmosphère nous rend en air frais, pur et saliibre; vu enfin l'augmentation positive de la matière qui se crée sur la terre, indépendamment de la terre elle-même , on peut admettre qu'il se produit au moins 10 à 20 pour cent de nos fluides, de nos exhalaisons terrestres, en sus des restitutions que nous recevons. Ce surplus d'émanations qui passe dans les régions de Téther, forme la portion du tribut que paie notre planète à l'univers; ce tribut d'atomes se convertit en molécules vagabondes, et la .quantité de ces molécules' qui émane proportionnellement de toutes les planètes, sont forcément appelées, après avoir été attirées par le soleil (n^* 285 à 288), à s'agglomérer, à un moment donné, et leur assemblage compose un phénomène spécial, un nouvel astre, ou une nouvelle planète, dans l'espace du firmament.
Yoilà la matière qui forme les corps de ces nouvelles planètes, comètes, etc., que de temps en temps, à l'aide de nos télescopes, nous découvrons dans les champs du ciel, et que nous enregistrons comme des résultats du progrès de nos découvertes.
l'animal-homme sylvestre. 267